Cette fois, je n’ai pas attendu dix ans avant d’aller au cinéma!

Salut tout le monde, voici ma première « critique » de cinéma. Si vous avez lu mon article sur les films tirés de jeux qui arrivent cette année, et bien Dofus Livre 1 Julith est le premier film que je souhaitais voir en 2016!

Ce film est tiré du MMORPG français du même nom, qui a déjà 11 ans d’existence si je ne m’abuse, et qui tient toujours la route, ce qui est un sacré exploit pour un MMO, qui de plus tient son profit en majorité du public français.

Depuis sa création, le jeu a subi un élargissement transmédia assez massif, entre les mangas, les BDs, les séries télés, et maintenant un film!

L’histoire se déroule dans le monde des Douze, un monde dont l’équilibre repose sur les 6 Dofus primordiaux, des oeufs de dragons légendaires qui donnent des pouvoirs exceptionnels à leur détenteur. Les deux cités majeures de la planète, Brakmar et Bonta, détiennent chacune un de ces Dofus (Dofus Ebène pour Brakmar, Dofus Ivoire pour Bonta). Après un court temps de paix du à l’amour entre les dirigeants des deux factions, Jahash et Julith, celle-ci décide de rompre le pacte de paix et tente, en vain, de détruire Bonta. Son bien aimé y laissera sa peau, et Julith sera laissée pour morte. Les Dofus sont quant à eux neutralisés et ne sont plus utilisables.
Mais voilà que plusieurs années plus tard, Julith refait surface et s’empare du Dofus Ebène pour reprendre son entreprise, au nez et à la robe de Bakara, la sœur de Jahash. Cette scène va ainsi déclencher toute l’histoire, dans laquelle Joris va découvrir d’où il vient et tenter d’arrêter Julith dans sa quête.

Voilà grosso modo les premières minutes du film en terme de narration pour vous expliquer comment ça se déroule. Et comme le laisse penser le pavé précédent, oui, la mise en situation prend pas mal de temps, mais elle est nécessaire, et toutefois bien faite, rassurez vous ce n’est pas aussi chiant dans le film. C’est là en fait toute l’ingéniosité d’Ankama en terme de narration. Le début de l’histoire est en effet raconté via un style graphique différent de celui utilisé tout au long du film, ce qui permet de rester accroché au film et de ne pas trop se perdre.

Tant qu’on y est, parlons donc de l’animation du film. Globalement c’est très bien réalisé, on est vraiment un cran au-dessus en tout cas comparé à la série Wakfu. Les décors sont vraiment sublimes, très colorés et foisonnent de détails (on pense notamment à la maison de Kerubim, une vraie caverne d’Ali Baba), les séquences dans la dimension Ecaflipus sont très belles également. Les scènes de combat sont tout aussi haletantes, encore une fois Ankama joue sur l’animation et la direction artistique, avec des traits plus prononcés sur les personnages en mouvement et leurs attaques.

Parlons maintenant des personnages. Globalement ils ont tous étés plutôt bien travaillés, on peut penser que certains sont un peu stéréotypés (coucou Khan), mais ça passe plutôt bien, et les personnages principaux comme Julith, Joris et Bakara sont très bien amenés. On se surprend même pendant le film à avoir un semblant de compassion envers Julith, qui au fond n’est pas si méchante qu’elle le laisse paraître. C’est très difficile de parler d’elle sans spoiler; disons qu’elle est le modèle de l’antagoniste dont les intentions ne sont pas si mauvaises, mais qui restent néanmoins en conflit avec le reste, assez égoïstes et menaçantes pour être mauvaises. Julith est un personnage très intéressant à suivre tout au long du film.

Resituons-nous en effet dans l’histoire, qui est relativement bien ficelée. Celle-ci se joue en fait (c’est très dur de ne pas spoiler) sur la relation existante entre Joris et Julith, et qui va être creusé au fur et à mesure dans le film. La quête de Joris débute sur la recherche du Dofus Ivoire pour sauver Bonta, mais il va en même temps découvrir ses origines (car rappelons-le il est orphelin), qui vont amorcées ou désamorcées des situations, et posent des décisions difficiles pour Joris. Et comme il n’est encore qu’un enfant, cela amène à des péripéties supplémentaires par mauvais jugement du héros (ou pas!). Après, ses choix sont parfois désamorcés par un retournement de situation supplémentaire, retournements qui arrivent trop souvent à mon goût. Après, ça reste cohérent, l’histoire n’en pâtit pas.

S’il y a une chose importante à dire, c’est que le synopsis reste très sombre, et on s’en rend compte surtout en arrivant au dernier acte du film. Heureusement que le personnage de Khan, et tout l’aspect comique créé autour du « couple » qu’il forme avec Bakara est présent pour détendre l’atmosphère.

Ce qui me permet d’ajouter qu’il y a quand même pas mal d’humour dans ce film, comme dans toutes les productions Ankama en fait. On peut trouver pas mal de références provenant de multiples domaines (pas autant que dans les séries, format ciné oblige), en plus des séquences comiques. Bon, peut-être qu’il devait pas y aller aussi fort sur la relation entre Khan et Bakara, des fois il y a un malaise (je parlerai pas de l’Osamodas efféminé un peu too much) . Mais Ankama réussit son pari en amenant un film tout public, pouvant satisfaire les plus petits comme les plus grands.

Dofus – Livre 1: Julith est un film qui fait plaisir à voir. Malgré une mise en situation un peu lente, l’histoire reste prenante et intéressante jusqu’à la fin du film, servi par une excellente animation. Le plus dommageable en fait, c’est de voir que le film réalise si peu d’entrées, qui plus est il s’agit d’une réalisation française. Après 2 semaines en salle le film a peiné à dépasser les 50 000 entrées, alors qu’il mérite clairement plus (ou bien autant qu’un Aladin pourri, n’est-ce pas?). Même si vous n’êtes pas un joueur de Dofus, il n’y a aucun souci pour rentrer dans l’histoire et comprendre les enjeux du film. Franchement, vous pouvez aller voir le film sans problème si vous êtes amateur de film d’animation (notamment japonais), vous ne serez pas déçu.

J’espère que cette « critique » vous a plu, c’est la première fois que je m’y essaie, du moins pour le cinéma. S’il y a quoique ce soit que je puisse améliorer dites le moi, je sais que je n’ai pas pu parler de tout ce que je voulais, mais je veux pas trop en faire pour une première, et paraître trop brouillon.
Merci beaucoup d’avoir lu cette article, et à la prochaine, sur ce je retourne sous ma pile de bouquins pour préparer les concours!

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Une réflexion sur “After: Dofus – Livre 1: Julith

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