La bêta s’est terminée il y a quelques jours, et honnêtement, l’attente n’en est que plus grande!

Salut la compagnie, après avoir enfin fini mes concours (et saigné la bêta pendant une dizaine d’heures entre deux), je reviens avec un petit papier sur Overwatch, la nouvelle licence du studio Blizzard!

Après s’être attaqué au jeu de cartes et au MOBA, le studio embraye sur un nouveau type de jeu. Overwatch est un FPS dans lequel vous affrontez d’autres joueurs à 6 contre 6, en choisissant parmi les 21 héros disponibles pour organiser votre équipe et remplir votre objectif. Si vous avez jouer à Team Fortress 2, vous ne serez pas du tout dépaysé, c’est le jeu qui se rapproche le plus d’Overwatch en terme de gameplay et de teamplay. Il y a 12 cartes actuellement, et 3 modes de jeu:

  • Le convoi: Vous devez faire avancer un convoi au bout de la carte avant la fin du temps. Pour cela, vous devez vous postez à proximité pour pouvoir le faire avancer, mais bien évidemment l’équipe adverse fera tout pour vous barrez la route. La carte est souvent parsemée de checkpoints pour vous donnez du temps supplémentaire.
  • Capture d’objectifs: Ici c’est simple, vous avez deux objectifs fixes à capturer coup sur coup, le premier débloquant le second s’il est capturé, toujours sous une contrainte de temps
  • Roi de la colline: Pas de défenseurs dans ce mode, tout le monde attaque. Il y a un seul point de capture commun aux deux équipes sur le terrain. L’équipe qui le possède fait monter une jauge, et la première à la remplir gagne un round (ce mode de jeu fonctionne au meilleur de 3 rounds).

Sans compter qu’il y a un mode match à mort qui ne s’active qu’entre 2 matchs lorsque les joueurs sont en chargement, et un combo des captures d’objectifs et du convoi sur certaines maps, avec un objectif fixe, puis le convoi à emmener.

On peut penser que cela fait peu en termes de modes de jeu, mais c’est largement suffisant avec le nombre de maps. Chacune a un level design unique et qui rend la façon d’appréhender la partie différemment selon que l’on soit attaquant ou défenseur. Croyez moi, ce n’est clairement pas le nombre de modes de jeu qui compte, et il y a déjà pas mal d’exemples de jeux qui fonctionnent bien comme ça. Après, il est vrai que l’on pourrait apprécier la présence de certains modes assez classiques, notamment la Capture de Drapeau.

Outre les cartes et les modes, ce qui fait le cœur du jeu, ce sont bien entendu les 21 héros, qui possèdent chacun un gameplay qui leur est propre, avec des capacités spéciales et ultimes, et qu’il faut savoir combiner dans votre équipe pour mener à bien vos parties. Car tout l’intérêt d’Overwatch réside dans la stratégie d’équipe que vous appliquerez pour écraser vos adversaires. Certaines compositions ont déjà fait leurs preuves (Bastion/Reinhardt/Ange *tousse très fort* c’est pété *tousse encore*), mais vous avez toujours le choix de partir avec 6 Tracers et faire tourner en bourrique vos ennemis comme c’est pas permis. Il y a une tonne de choix possibles de composition, mais la clé réside dans vos capacités d’adaptation.

En effet, Blizzard a choisi de laisser le joueur changer de héros comme bon lui semble au cours de la partie, dans le but de forcer l’adaptation et surtout cela permet d’éviter de se faire rouler dessus si les compositions sont trop déséquilibrés. Et c’est là la clé du jeu, le changement de héros fait partie du gameplay et sert beaucoup pour faire avancer la partie. Il est très peu probable qu’un joueur porte littéralement son équipe à la victoire. C’est pourquoi le travail d’équipe dans Overwatch est ce qui est le mieux récompensé.

Bon, parlons un peu plus en détails du gameplay: c’est fun, jouissif et nerveux à souhait! Je trouve que les capacités des héros font vraiment la différence dans ce jeu, dans le sens où bien utilisées, elles peuvent retourner des parties qui semblaient perdu d’avance. Celles-ci, plus la capacité ultime de chaque perso, aident à rendre les parties moins frustrantes. Par exemple, dans Team Fortress 2, quand l’équipe adverse spawnkill et a juste posé sa tente devant votre base, vous ne pouvez rien faire. Alors qu’ici, il y a toujours un moyen de retourner la situation à votre avantage, et ça rend les parties beaucoup plus tendues. Pour le nombre de matchs que j’ai fait, j’ai rarement réalisé des énormes dominations, à part en mode « Roi de la colline » où il est plus fréquent de manger des rounds où une équipe prend le point et ne le lâche plus du tout.

Blizzard a ainsi, à mon sens, trouvé la bonne recette pour donner une saveur unique à son jeu. Chaque joueur peut y trouver son compte, ce qui correspond à son style de jeu, tout en matchant avec celui de son équipe. Ajoutons à cela une direction artistique au poil, très sympathique, dans le style de Team Fortress 2 d’ailleurs je trouve, rendant le jeu autant agréable pour son gameplay que pour ses graphismes. De plus, il est très bien optimisé, fonctionnant aussi bien sur les machines de guerres que les PCs datant un peu. Je fais tourner le jeu au minimum des paramètres graphiques, mais j’ai 30 FPS constant, ce qui suffit amplement pour jouer dans de bonnes conditions, et ce n’est pas trop moche non plus.

Pour parler de l’aspect esthétique, il y a en plus des skins, icônes et autres trucs à obtenir pour chaque personnage (54 récompenses pour chaque), que vous obtenez dans les coffres à chaque fois que vous montez de niveau. Pour donner un ordre d’idée, j’ai atteint le niveau 16 en 9h de jeu, et le niveau requis pour jouer au mode compétitif est 25. La barrière me semble plutôt adéquate donc, 15 à 20 d’heures de jeu sont largement acceptables pour comprendre les principes du jeu, et la maîtrise se fera avec les heures qui passent.

Alors est ce que le dernier-né de Blizzard a toutes ses chances de faire un succès tonitruant? Sachant que la bêta a été joué par 9,7 millions de joueurs, dépassant les résultats des bêtas de Star Wars: Battlefront et The Division, on peut se dire que l’engouement est certain. Après, et cela ne peut pas être nier, on peut trouver que le jeu manque de contenu pour un Pay2Play. Mais sous l’égide de Blizzard, on peut espérer un suivi important, avec des mises à jour qui permettront au jeu d’atteindre une forme optimale. Mais dans l’état personnellement, je trouve qu’il y a déjà assez de choses. Je trouve le soft suffisamment original, avec un background très poussé pour un FPS seulement multijoueur, pour qu’il ait un bon succès commercial, surement pas celui de Hearthstone, mais bien mieux que ce qu’un Heroes Of The Storm a pu réalisé.

Pour terminer cette article, je vais vous présenter 4 de mes héros préférés, un attaquant, un soutien, un défenseur et un tank.

Junkrat1~2

Voici le Demoman d’Overwatch! Dévoilé en même temps que Chopper, je ne pouvais que me jeter dessus, vu le temps que j’ai passé sur le personnage auquel il ressemble tant sur Team Fortress 2. Chacal est un héros de défense, notamment à cause de ses pièges et de son lance-grenades. Bien utilisé, ses dégâts sont bien souvent sous-estimés, tout comme sa mobilité. Il peut se servir en effet de son propre piège pour aller quasiment où bon lui semble. Sa capacité ultime envoie un pneu recouvert d’explosifs, qu’il contrôle et fait exploser quand il le souhaite pour faire des dégâts dévastateurs. Mais méfiez vous, l’ennemi peut le détruire avant qu’il n’arrive à destination. Chacal est facile à prendre en main, votre lance-grenades à retardement permet de tenir à distance vos adversaires sans être un as de la gâchette, mais plus vous serez précis, et mieux vous exploserez la figure de vos adversaires!

DVA~21

Ca a été plutôt difficile de choisir un tank favori, mais entre Winston et D.va, j’ai plutôt choisi la seconde. D.Va est un personnage remarquablement polyvalent, son rôle principal est de tanker, mais c’est un des tank qui possède les meilleurs dégâts en combat rapproché. Elle peut se projeter très rapidement au combat grâce à ses propulseurs, et encaisser une bonne tonne de dégâts grâce à ses boucliers. D.Va possède également une seconde chance, puisque lorsque son robot ne peut plus encaisser les coups, D.Va s’en éjecte et peut continuer à se battre, mais elle est littéralement en sucre, et sans capacités. Cependant, bien jouée, vous serez facilement capable de rappeler votre robot sans mourir, ou le lancer sur l’équipe ennemie pour qu’il s’autodétruise. Une capacité ultime dévastatrice pouvant renvoyer toute l’équipe adverse au spawn. D.Va reste néanmoins un personnage un peu plus dur à maîtriser, car il faut gérer les dégâts pris pour ne pas se retrouver H24 sans son robot.

Lucio~2[1]

Si on devait surnommer autrement Lúcio, j’opterai pour « Le chef d’orchestre ». Car c’est pour moi ce qu’est Lúcio dans une équipe: il dicte le rythme d’attaque ou de défense de votre équipe. Il donne un bonus constant à ses équipiers autour de lui, soit de vitesse, soit de régénération de vie, qu’il peut parfois augmenter sur quelques secondes. Ajoutons à cela une arme avec de bons dégâts de base, un knock-back (Lúcio peut repousser ses ennemis avec son haut-parleur), un ultime conférant beaucoup d’armure à ses alliés proches, et vous avez à mon sens le meilleur support du jeu. Clairement je trouve que Lúcio a une puissance assez insoupçonnée, et surtout extrêmement plaisant à jouer. Et puis il peut même wallride! Qu’est-ce qu’il vous faut de plus, turn the beat for Lúcio!

Tracer~2

Terminons sur mon héros favori, j’ai pu confirmer cela juste en la jouant 5 minutes, je veux bien entendu parler de Tracer. Bien qu’elle soit aussi fragile que D.Va, elle dispose d’un kit qui lui permett de mieux survivre. Tracer a la possibilité de blink plusieurs fois ( elle se téléporte sur une courte distance) et peut revenir dans le temps, récupérant sa vie et ses munitions perdues entre temps. Sa capacité ultime est une bombe qu’elle peut coller sur ses adversaires. Franchement, Tracer fait partie des personnages difficiles à jouer, elle a très peu de points de vie et il faut donc user au mieux ses capacités pour vivre. Mais bien maîtrisée, elle devient une vraie plaie pour l’ennemi, esquivant toutes les attaques et réinitialisant tout dégât subi si la situation dégénère, pour finalement vous laissez un petit cadeau explosif. Tracer est tout simplement géniale à jouer, et ses pistolets représentent un bon burst de dégâts à courte-moyenne portée.

Overwatch sortira le 24 mai sur PC, Playstation 4 et Xbox One!

En attendant, je vous laisse sur l’un des court-métrages d’animation que Blizzard a mis en ligne, et vous encourage à jeter un œil aux précédents! A très bientôt!

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