Terminus est une catégorie d’articles répertoriant mes avis sur divers jeux vidéos, pouvant être récents, comme assez anciens.

Salut à tous!

Aujourd’hui je vais vous parler d’un jeu sorti depuis maintenant plus d’un an, mais que je n’ai pu finir qu’il y a quelques jours, parce que je n’avais pas eu le temps avant mais aussi parce que mon ancien PC ramait à partir de la deuxième zone du jeu.

Sorti le 11 mars 2015, Ori and the Blind Forest avait déjà tapé dans l’œil des joueurs lors de sa présentation à l’E3 2014 grâce à sa patte visuelle. Après sa sortie, le jeu du studio indépendant Moon Studios n’a fait que raflé une myriade de récompenses dans de nombreuses catégories durant l’année 2015, et a été encensé par les critiques du monde entier, lui valant un 88/100 sur Metacritic.

Décortiquons donc ce qui fait le succès d’Ori and the Blind Forest, et pour cela, on va commencer par son univers. L’action se déroule dans une forêt habitée par des créatures en tout genre, au centre de laquelle se trouve un arbre magique, doté d’un esprit, et dont les feuilles sont ses « enfants ». Une nuit, pendant un violent orage, celle d’Ori se détache et se perd dans la forêt. Depuis, l’esprit a essayé de l’appeler et de le faire revenir, sans réponse, et la forêt s’est de jour en jour assombrit, laissant place à d’obscures créatures, et notamment Kuro, une énorme chouette qui se déchaîne sur l’esprit et ses enfants. S’ensuit donc l’histoire d’Ori à travers la forêt aveugle.

Comme on peut le remarquer, l’univers est bien fourni, l’intrigue est beaucoup mieux formulé dans le prologue en images, plutôt que moi avec des paroles. Le jeu donne le ton dès le départ, faisant ressentir une forme de mélancolie et de tristesse qui ne va pas vous lâcher pendant le jeu, et ceux sans dialogue, seulement par l’image et la musique, ce qui est assez fort. Dans un tel jeu de plateformes, l’histoire étant assez liée aux objectifs à atteindre pendant le jeu, je ne vais pas en dire plus à ce propos.

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Ori, c’est le petit bonhomme de gauche. Celui de droite, c’est son parent adoptif. Oui je dis parent, parce que j’ai jamais su si c’est une créature mâle ou femelle.

Venons en à l’un des gros points forts du jeu, c’est beau, tellement beau. Pas de downgrade graphique ici, la direction artistique est digne d’une réalisation AAA. Les décors sont sublimes et variés, les animations des personnages à l’écran sont fluides, et lors de séquences intenses, le rendu est juste superbe avec tous les effets qui sont ajoutés. Même les tremblements de caméra ça et là passent (quasi) inaperçus. Le tout est cohérent, et on aime se perdre dans les paysages offerts par le jeu. Les types d’ennemis rencontrés sont nombreux aussi, tous avec une apparence unique et différenciable, ce qui contribue grandement à la construction d’un petit univers bien ficelé. Ce dernier est sublimé par l’excellente bande son du jeu, qui embellit le jeu et intensifie ce côté sombre et mélancolique qui abrite la forêt aveugle, tout comme sa fantaisie.

On a parlé donc des aspects attractifs d’Ori and the Blind Forest que l’on peut voir via les bande-annonces. Mais si le jeu est une pépite artistique, attendez de voir le gameplay. C’est un des jeux de plateformes 2D les plus ingénieux de la dernière génération de consoles. La première chose importante à savoir est que c’est vous qui devez sauvegarder votre partie comme un grand, avec un système d’énergie. En gros, vous dépensez de l’énergie pour créer un point de sauvegarde quand bon vous semble. Évidemment au début vous n’avez pas des masses d’énergie et vous ne pouvez pas sauvegarder à tout va. De plus vous avez parfois besoin d’énergie pour ouvrir des passages, ce qui vous amène à réfléchir à deux fois avant de faire certaines actions, rendant le jeu de temps à autre plutôt frustrant quand on fait une zone pendant 20 minutes et que l’on meure bêtement à cause d’un ennemi tout moisi.

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A gauche, la barre d’énergie, et à droite celle de vitalité. Mention spéciale au HUD très simple mais efficace. Les deux barres peuvent être améliorées via des cellules disséminées sur la carte.

A côté de cela, on a donc évidemment la barre de vitalité, mais aussi des points d’expérience, car Ori dispose d’un arsenal de capacités très sympa et surtout plutôt original. Outre la grimpette ou le double saut, Ori peut aussi par exemple sauter sur les ennemis ou leurs projectiles pour passer un précipice. Les capacités se débloquent via des autels qui se débloquent au fur et à mesure de l’histoire, et en parallèle vous récupérez de l’expérience en tuant des monstres et en découvrant des secrets pour débloquer des compétences passives dans 3 arbres de compétences que vous pouvez seulement améliorer à votre point de sauvegarde. Rien qu’avec cela, on comprend que le jeu ne s’est pas seulement doté d’une direction artistique excellente, mais de développeurs inspirés, créant ainsi un monde quasi ouvert nous mettant à l’épreuve au fur et à mesure que l’on débloque nos compétences.

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La compétence Frapper permet d’esquiver les projectiles et ennemis en sautant dessus. Bien utilisé, elle permet de sauver pas mal de points de vie.

Le monde est ainsi ouvert, c’est-à-dire que vous êtes libre de circuler comme bon vous semble, bien que certains passages soient inaccessibles tant que vous n’avez pas la capacité nécessaire et êtes assez avancé dans l’histoire, ce qui fait que l’on revient souvent dans des zones si l’on souhaite finir le jeu à 100%. L’histoire fait que la carte se divise en une grande zone ouverte plus des donjons très sympas, qui vous mettent une nouvelle fois au défi via des séquences de plateformes parfois ardus. Il faudra vous faire une raison, mais on meurt beaucoup dans Ori (j’ai fini le jeu avec un peu plus de 200 morts), d’où la nécessité de sauvegarder au bon moment pour ne pas répéter des zones trop difficiles à la chaîne, si vous ne voulez pas que ça ressemble trop à du die and retry. N’ayez pas peur cependant, la difficulté reste tout de même bien dosée, et le jeu reste accessible à tous, les plus téméraires n’hésiteront pas d’ailleurs à tenter de finir le jeu sans mourir (si si, il y a même un haut fait pour ça). Le jeu reste néanmoins assez court, compter un peu plus de 6 heures pour le finir en fouinant un peu dans tous les coins. Notez cependant qu’il y a un point de non retour à la fin, et que vous ne pouvez pas reprendre votre sauvegarde après les crédits. 100% avant de finir ou rien donc.

Ori and the Blind Forest est ainsi un jeu indé qui met les petits plats dans les grands. Une histoire intéressante au service d’un gameplay atypique et rafraîchissant, qui donne du challenge et pousse le joueur à continuer, et disposant d’une patte graphique superbe. Mais c’est vraiment tout le travail fait sur la carte et les interactions qu’a Ori avec son environnement qui donne envie de revenir. On cherche à trouver les autres secrets au fur et à mesure que les pouvoirs d’Ori s’intensifient, et il devient de plus en plus intéressant à jouer. Ori and the Blind Forest est un excellent jeu valant son pesant d’or.

Ori and the Blind Forest est disponible sur Xbox 360, Xbox One et PC pour 20€. Néanmoins, si vous êtes tenté par le jeu, gardez un œil sur Steam, qui va lancer ses soldes d’été dans peu de temps (du 23 juin au 4 juillet pour être précis), le jeu devrait subir un petit rabais.

 

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2 réflexions sur “Terminus : Ori and the Blind Forest

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