Overwatch : Être efficace avec Soldat 76 en ranked

Overwatch : Être efficace avec Soldat 76 en ranked

NB : Rédigé entre les saisons compétitives 6 et 7.

Bonjour à tous !

Bienvenue sur ce 5e article dédié à un héros d’Overwatch ! Aujourd’hui, je vais vous parler de l’un des piliers des héros d’attaque, ce bon vieux Soldat : 76.

Soldat : 76 a connu toutes les époques d’Overwatch, de sa création jusqu’à sa macabre dissolution. C’est à peu près pareil avec les métas qui ont pu se succéder au fil des saisons, et pourtant, le commandant Morrison a toujours été présent. Il faut dire que Soldat : 76, c’est un peu le personnage le plus basique que l’on peut avoir dans un FPS : il a un fusil, des roquettes, peut sprinter, se soigner seul, il a un aimbot (bon ça ce n’est pas le plus commun c’est vrai…quoi que) … et tout cela en dégâts raisonnables et assez intéressants pour qu’il soit toujours utile à une équipe. Mais ne vous inquiétez pas, on va tout de même pouvoir tirer quelque chose à analyser sur notre bon vieux mercenaire.

Comme la plupart des personnages d’attaque à hitscan, on peut affirmer pour Soldat : 76 qu’il possède une base de dégâts intéressantes. Pour peu que vous puissiez mettre tout votre chargeur sur votre cible, et en plus des headshots, Soldat : 76 est autant capable qu’un McCree de descendre rapidement un ennemi avec une base de points de vie faible (entre 5 à 20 points de dégâts par balle). Mais là où un McCree applique un burst de dégâts, Soldat va plutôt gratter lentement mais sûrement la vie de ses ennemis. Ce que j’insinue par là c’est que Soldat a du coup à minima un certain de degré de sécurité vis-à-vis de son ultime, qui montera plus ou moins vite selon votre précision. Ça l’est aussi pour McCree bien sûr, mais vous avez plus de chances de toucher sur 25 balles que sur 6.

Et puis le pistolero n’a pas la chance d’être aussi mobile que Soldat : 76. Le commandant a cette faculté de se déplacer assez facilement et de retrouver facilement une autre position de tir. Il est primordial de bien vous positionner avec n’importe quel héros d’attaque. Soldat a beau avoir 200 points de vie et courir comme un lapin, il n’a aucune raison de se placer devant ses tanks ou d’aller chercher une cible mourante, ses flankers pourront très bien le faire. C’est pour cela que vous préférerez le plus souvent rester derrière le shield de votre Orisa ou votre Reinhardt, ou bien vous placer sur les hauteurs si les snipers ne vous ont pas à la bonne, car à moins d’un push surprise, toute autre ennemi en hauteur sera également seul, et Soldat est bien capable de se débrouiller seul en duel, notamment grâce à son soin.

Une autre compétence parfois sous-estimée peut lui servir en duel, mais aussi lorsque les deux équipes se jaugent et cherchent un entry kill, c’est bien sûr les roquettes LX. 120 points de dégâts nets si les roquettes touchent directement, ça fait aussi mal que les roquettes de Pharah mais vous avez encore moins le temps de les voir arriver (50m par seconde contre 35m). Les roquettes LX sont un excellent outil de protection sur les flankers, pouvant vite calmer les ardeurs d’une Tracer un peu trop collante ou d’une Sombra, ainsi qu’un excellent moyen de terminer une cible, que ce soit en duel ou en teamfight. Le splash damage des roquettes est aussi plus intéressant que celles de Pharah (ça varie entre 20 et 80 pour ses roquettes, contre 40 à 80 pour le soldat), n’hésitez pas à les spammer si vous vous trouvez en hauteur par exemple. En fait, spammez vos roquettes dès que vous le pouvez, à courte portée vous devez pouvoir punir avec, sur une plus longue distance anticipez un peu mais tentez tout de même, elles peuvent vraiment débloquer des situations.
Autre point auquel on ne pense pas souvent à propos des roquettes ; commencez par les utiliser sur les tanks qui ont de l’armure. Pour rappel l’armure permet de tanker 5 points de dégâts pour chaque tick de dégâts pris. Puisque les roquettes LX comptent pour un tick de dégâts, elles infligeront sur un direct hit 115 points de dégâts, ce qui vous permettra d’aller gratter tout de suite après les points de vie basique de l’ennemi sans perdre de potentiel de dégâts sur votre fusil à impulsions.

Passons à la capacité ultime de Soldat : 76, la Visière Tactique. Bien que celle-ci soit simple à comprendre et utiliser, c’est une autre paire de manches pour la rendre efficace, tout reposera en effet sur votre positionnement mais aussi sur vos alliés qui devront vous avoir à l’oeil, car vous deviendrez le centre d’attention illico. Personnellement, je trouve que la Visière Tactique est un excellent ultime de dernier recours, c’est-à-dire que si un combat d’équipe s’éternise et devient brouillon, Morrison peut se faire oublier quelques temps pour se replacer et semer ensuite le chaos. Son ultime n’est pas celui requérant forcément un combo, il en profitera au contraire pour éliminer et punir des ennemis isolés, mal placés, et surtout dans les airs. Soldat est le contre parfait à une Mercy s’apprêtant à partir en Valkyrie.
Sous Visière Tactique, pensez-bien à vider votre arme avant de lancer votre ultime, ça rechargera l’arme automatiquement. N’oubliez pas également que vos Roquettes LX seront aussi guidés vers l’ennemi visé sous ultime. Ana peut faire de vous une redoutable machine de guerre avec cette ultime, tout comme une Ange, dans tous les cas vous aurez besoin de soutien pour profiter au maximum de votre ultime.

Je crois que j’ai fait le tour du sujet, merci à vous d’avoir lu cet article, et bonne chance pour votre prochaine saison compétitive, héros!

Fan art en haut de page réalisé par Eric Yin.

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Overwatch : Être efficace avec Pharah en ranked

Overwatch : Être efficace avec Pharah en ranked

NB: Cet article a été écrit à la fin de la saison compétitive n°5.

Bonjour à tous!

Aujourd’hui, on va s’intéresser au gameplay de la gardienne des cieux, et accessoirement de mon personnage favori d’attaque (je n’ai pas récupérer en premier son arme dorée par hasard), je veux bien entendu parler de Pharah!

Tout comme sa mère Ana, Fariha Amari a le sens du devoir. Ayant vécu sa jeunesse entourée par les meilleurs agents d’Overwatch et admirant leurs exploits, elle s’engagea plus tard dans l’armée égyptienne pour monter les échelons, avant qu’Overwatch soit tristement dissout en raison des évènements que nous connaissons.

En jeu, Pharah est un personnage d’attaque profitant de sa supériorité aérienne pour écraser ses adversaires. Armée de ses réacteurs et de son lance-roquettes, elle domine les cieux et donne des opportunités d’attaque intéressantes à son équipe, forçant l’adversaire à observer à la fois le ciel et le sol. En ranked, on pose souvent Pharah comme un personnage à deux faces : soit vous allez détruire totalement vos adversaires et ça se passe bien, soit ce sont les hitscans style McCree, Soldat 76 ou Fatale qui vous donneront le mal de l’air. Or, Pharah a largement les armes pour se débarrasser d’eux sans se faire allumer à chaque face-à-face.

Vitesse et anticipation

La première chose qu’il faudra maîtriser avec Pharah, c’est avant tout son lance-roquettes, unique source de dégâts dont vous disposez avec votre ultime. Les roquettes de Pharah infligent 120 points de dégâts sur un direct hit et 80 points de dégâts maximum en zone, diminuant fortement même assez proche de la zone d’impact. Ce qui implique qu’il faut savoir faire preuve d’une bonne précision avec Pharah tout de même, moyennant une certaine capacité d’anticipation.

Anticiper les mouvements d’un ennemi énorme comme Reinhardt ou Chopper n’a rien de compliqué, en revanche cela s’avère bien plus difficile pour une Tracer, un Genji ou fatalement une autre Pharah en combat aérien. Savoir anticiper n’a rien de facile, cela s’apprend avec le temps, ainsi qu’en jouant les autres héros. Dès lors on peut deviner facilement une trajectoire, prévoir la position de Rappel d’une Tracer, anticiper le dash d’une Ange vers un allié blessé… les déplacements dues aux capacités sont à punir lorsque vous le pouvez. Mais ici seul l’entraînement vous permettra de bien gérer vos distances de tir pour envoyer vos roquettes dans le mille.

Intervention éclair

Les Pharah jouant à bas niveau se font facilement punir. La raison? Elles restent beaucoup trop longtemps dans les airs, se rendant archi-vulnérables.

Utiliser le jet-pack et le propulseur de Pharah est une prise de risque permanente, il faut prendre les airs pour une raison bien précise, pas seulement flâner en essayant de tirer à vue, car ce sera plutôt ce que fera l’adversaire. La pression que Pharah peut imposer depuis les airs n’est utile et pertinente que si vos alliés sont aussi là pour en poser au sol, dans le cas contraire vous devenez rapidement la cible prioritaire. Ne prenez donc pas votre envol si votre équipe n’est pas là pour vous soutenir, sans quoi vous devenez une cible facile.

Une autre approche dans l’utilisation des cieux par Pharah est le combo de votre conflagration + jet-pack pour foncer sur une cible et la descendre rapidement et vous replacer avec votre équipe. Cette technique permet en général de surprendre vos adversaires qui ne s’attendent pas forcément à vous voir vous projeter en avant si vite, ce qui ne leur donne pas forcément le temps de se replacer. Avec une bonne prise d’information et une maîtrise de vos capacités, vous pourrez ainsi éliminer des cibles faibles telles que les supports pour handicaper l’équipe adverse et permettre à votre équipe de suivre avec un bon combat juste derrière. Une Fatale est par exemple assez sensible à ce genre de solo push, car très statique, un Winston peut aussi le faire mais n’aurait pas forcément les dégâts pour l’éliminer aussi vite.

Vous reprendrez bien un peu de roquette?

Discutons un peu de la compétence ultime de Pharah, le barrage de missiles. En termes théoriques, cette ultime lance 100 roquettes en 3 secondes, et chacune inflige 36 points de dégâts, il suffit de moins de 2 secondes donc pour éclater complètement le bouclier d’un Reinhardt par exemple. Le barrage peut être diablement efficace dans de nombreuses situations, mais ce qui posera souvent problème dans son utilisation, c’est la gestion de la dispersion des missiles. En effet, ces derniers sont libérés dans un cône de dispersion assez important, ce qui fait que de temps en temps on ne tue pas des cibles aussi vite qu’on l’aurait pensé.

Il faut alors bien choisir les ennemis que vous voulez éliminer grâce au barrage, tout en vous mettant à portée suffisante pour ne pas subir le contrecoup trop vite. Cependant  soyons réaliste sur une chose : être immobile pendant 3 secondes, c’est long sur Overwatch. Et même si vous êtes en train de tirer une salve de missiles, tout ennemi loin de vous peut vous éliminer facilement et quiconque arrivera dans votre dos fera de même. Le barrage de missiles est ainsi un ultime qui va forcément vous mener à mourir, mais si vous emmenez 2 ou 3 adversaires avec vous, et surtout les supports, alors on peut dire que le travail est fait.

Faites cependant attention aux personnages que vous ciblez, car le barrage est une compétence facile à interrompre. Un hook de Chopper, une flash de McCree, où juste se faire renvoyer tous les missiles par un Genji. Dans la mesure du possible, vous devez vous assurer que ce genre de compétences soit en récupération chez votre ennemi pour lancer votre barrage sans trop de soucis.

L’arme des combos fatales

Avec un ultime aussi puissant, les possibilités de combos et de synergie sont très intéressantes pour Pharah. Zarya est le premier personnage qui peut venir en tête, assurant à Pharah plusieurs cibles dans une petite zone, et il en va de même avec Orisa, Reinhardt ou encore Mei. Ces combos d’ultimes peuvent se révéler dévastateurs, notamment si l’équipe adverse joue beaucoup en groupe rapproché.

Pharah peut mettre davantage de pression aérienne si ses soigneurs gardent un œil sur elle, ou si elle est tout simplement suivie à la trace par une Mercy. Ce duo a l’avantage de pouvoir rester dans les airs plus longtemps, en plus de pouvoir envoyer encore plus de dégâts grâce au boost de Mercy. C’est aussi pour cette dernière un excellent point de vision, car elle peut switcher plus facilement entre un allié blessé au sol et sa Pharah dans les airs.

Pour terminer, j’ajouterai que Pharah est l’un des personnages qui peut bien profiter des spécificités de certaines cartes. Elle se retrouve souvent en bonne position sur les KOTH, avec la plupart des cartes lui permettant d’éliminer ses ennemis grâce à la conflagration et en les propulsant dans le vide. Les 2CP (Volskaya et compagnie) sont aussi intéressantes pour Pharah, car elle peut harceler facilement des héros statiques en défense tels que Torbjorn et Fatale. Elle est, de mon point de vue, plus difficile à jouer en escorte, car en progressant, vous vous retrouverez parfois désavantagé par la structure de la carte, notamment les points de passage en intérieur (les dernier tiers de Route 66 Eichenwalde par exemple sont assez durs pour Pharah je trouve).

Voilà, j’ai dit à peu près tout ce que je pense utile et intéressant à avoir en tête pour se lancer à l’assaut des rankeds avec Pharah! Mon gameplay est assez influencé par le streamer et youtuber Valkia, un excellent joueur de Pharah qui m’a permis de m’améliorer sur ce héros, si vous voulez plus d’éléments.

Si vous avez apprécié cet article, n’hésitez pas à également jeter un œil aux précédents guides et suivre le blog pour les prochains!

Bonne chance dans vos rankeds, et à bientôt!

Fan art réalisé par LiangXing

 

5 jeux à garder en tête après l’E3 2017!

5 jeux à garder en tête après l’E3 2017!

Salut tout le monde!

Je suis de retour, ça fait un bail je sais. J’ai eu pas mal de boulot ces derniers mois et peu de temps à consacrer au blog, mais je vais tâcher de le réalimenter ces prochains mois. J’en profite au passage pour vous remercier de vos visites sur le blog, puisqu’en ce mois de juin 2017, le blog a déjà fait plus de vues qu’en 2016, merci beaucoup!

Passons à présent au vif du sujet, cette année j’ai enfin pu suivre assez correctement l’E3 2017, les concours n’ayant pas aidé l’an dernier, et je n’ai pas été déçu du tout! Chaque conférence a apporté son lot de surprises, et pleins de bons jeux à attendre pour la fin de l’année et 2018.

Ainsi je vais vous présenter les 5 jeux qui m’ont marqués et que j’ai ajouté à ma liste de souhaits !

5 – The Last Night

Dans la frénétique conférence Microsoft où les jeux étaient annoncés à la pelle, un petit jeu indé a retenu mon attention. The Last Night est un jeu open-world au style très singulier, mêlant cyberpunk, environnement à la LittleBigPlanet et pixel-art, et le tout est cohérent de manière assez fascinante. On en sait pas plus sur ce jeu, si ce n’est qu’il s’agira d’une exclue temporaire à la Xbox.

4 – A Way Out

Un autre jeu indé, perdu cette fois-ci dans la conférence Electronic Arts. Les pères de Brothers : A Tale of Two Sons, Starbreeze Studios, ont rejoint le mouvement EA Originals aidant les studios indépendants. Et le moins que l’on puisse, c’est que ça a l’air super bien construit. A Way Out est une aventure coop où vous incarnez deux prisonniers, que vous allez suivre dans leur évasion et leur histoire. Le créateur du jeu, Josef Farès, incite les joueurs à jouer à ce jeu en split-screen, pour vivre ensemble l’aventure, une bien belle initiative qui est supporté par la façon dont les joueurs semblent être amenés à interagir en jeu. Il y a une recherche dans le gameplay assez sympathique et j’attends vraiment d’en voir plus sur cette aventure coop.

3 – Ori and the Will of the Wisps

Chez Microsoft toujours, qui a offert bon nombre d’annonces intéressantes, le nouveau Ori a fait une apparition inattendue avec un trailer montrant encore une fois le chaos régnatnt dans le monde d’Ori. Le trailer était en plus accompagné au piano par le compositeur de la BO d’Ori and the Blind Forest, Gareth Coker. On ne peut qu’espérer du bon de ce deuxième volet tant le premier étant excellent, tant en terme de design et de graphismes que d’ingéniosité de gameplay. Il ne reste plus qu’à attendre une date de sortie.

2 – Life is Strange : Before the Storm

Autre temps fort de la conférence Microsoft, l’annonce d’un nouveau Life is Strange. On sait que Dontnod travaille, en parallèle de son prochain jeu Vampyr, sur une suite au premier LiS. Mais c’est un autre studio, Deck Nine, qui a présenté une préquel au premier opus, toujours édité par Square Enix. Nous suivrons cette fois-ci Chloé et Rachel, quatre ans avant les évènements de Life Is Strange. J’espère que ce jeu ne sera pas trop en deçà de la qualité du précédent, mais au vu des premières images, ça semble plutôt pas mal, la hype est là ! Le 1er épisode sortira le 31 août sur PC, XONE et PS4.

1 – Beyond Good and Evil 2

Voilà une autre arlésienne du jeu vidéo qui va bientôt être entre nos mains. Quatorze ans après le premier Beyond Good and Evil, 9 ans après la première annonce du second volet, c’est un Michel Ancel ému qui a annoncé la relance de ce projet sans fin au terme d’une excellente conférence Ubisoft, jugeant que « la technologie est enfin là » pour réaliser un jeu à la hauteur de ses ambitions. Bien que très très peu de gameplay ait été montré pour l’instant, la promesse est cette fois-ci bien réelle, avec une volonté non négligeable et appréciable des développeurs de tenir bien informés la communauté de l’avancement du jeu par l’intermédiaire de leur Space Monkey Program. Espérons que le jeu sortira effectivement en 2018 maintenant ; et qui sait, peut-être que cela motivera Valve à finir Half-Life 3

Cet E3 2017 a été bourré d’annonces, et vous quel a été votre jeu préféré?

Merci d’avoir lu cet article et à très bientôt!

Impressions sur mon expérience du HTC Vive

Impressions sur mon expérience du HTC Vive

Bonjour à tous!

Le premier article de l’année 2017 s’est fait attendre, mais reprenons sur de bonnes bases avec un sujet qui sort un peu de l’ordinaire sur mon blog.

On va aujourd’hui parler de réalité virtuelle, cette technologie en pleine essor qui permet à son utilisateur de se plonger dans un monde virtuel et d’évoluer dans ce dernier.

J’ai eu la chance de pouvoir le tester à de nombreuses reprises, et j’estime que je peux vous donner mon ressenti sur cette expérience après avoir pu jouer à pas mal de jeux.

Le casque de réalité virtuelle avec lequel j’ai joué est le HTC Vive, l’un des derniers nés parmi les casques VR. Je ne peux pas faire de comparaison avec le PSVR ou l’Oculus Rift, ne les ayant jamais testés, alors on va simplement passer en revue le casque en lui-même en premier lieu.

Le HTC Vive, c’est un casque vous l’aurez compris, mais comme vous avez pu le voir au dessus c’est aussi tout un système de spatialisation 3D et de détection de mouvements, grâce aux 2 manettes et aux capteurs fournis avec ce dernier. Vous devez avant toute chose vous placer avec le casque dans un espace suffisant pour positionner les capteurs et calibrer l’espace de jeu, afin de pouvoir jouer sans avoir peur de casser quoique ce soit. Les manettes sont plutôt légères, avec une bonne prise en main. Quant au casque, ce dernier peut paraître un peu lourd à porter, mais on s’y fait assez rapidement, et on peut assez bien régler la position de ce dernier une fois mis sur la tête. La résolution de l’écran dans le casque est globalement satisfaisante, bien que les pixels soient par moment bien visibles selon le jeu auquel on joue. La finition globale du casque et des manettes est soignée.

Bien entendu, le cœur du sujet n’est pas le matériel en lui-même, bien que celui-ci soit tout de même assez impressionnant, et il continue d’étonner lorsque l’on commence à jouer, notamment en termes de précision. Il y a 4 jeux dont je souhaite vous parler auquel j’ai pu jouer sur le HTC Vive.

Windlands

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Windlands est le premier jeu auquel j’ai joué sur HTC Vive. Parce que si on teste le Vive, autant voir tout de suite si j’ai le vertige ou des maux de tête grâce à un jeu de plateforme 3D. Dans Windlands, vous parcourez un monde situé dans les cieux, avec des îles flottantes, et vous devez passer d’île en île, d’obstacle en obstacle, en vous agrippant d’arbre en arbre grâce aux grappins. Windlands est de loin l’expérience la plus grisante que j’ai eu sur le HTC Vive. Les sensations de vitesse, de hauteur, d’immensité du monde sont immédiates, malgré la simplicité des décors.

Et on se confronte tout de suite au premier souci que peut poser la réalité virtuelle, à savoir l’interaction avec l’oreille interne. A la différence des autres jeux dont on parlera ensuite, Windlands vous permet de vous diriger comme-ci vous marchez en appuyant sur la manette, puis vous tournez en bougeant la tête dans la direction voulue. Or nous restons statique, et notre oreille interne déteste cette situation. De même que lorsque je prenais de la vitesse ou sautais, je basculais plus ou moins sur ma position. Alors soit on a de la chance et on est peu sensible à cet effet, soit on se sent vite malade après seulement 5 minutes.

Pour ma part, les 5 premières minutes ont été effectivement un peu difficile, mais j’ai tenu bon et j’en suis sorti ravi, j’ai adoré cette session de gameplay sur Windlands, cette liberté quasi-totale de pouvoir voltiger de plateforme en plateforme. Et ce sentiment devient de plus en plus fort au fur et à mesure que l’on s’améliore, on peut se permettre d’aller plus vite, de sauter plus haut, s’agripper plusieurs fois avant de retoucher le sol tel SpiderMan! Ce jeu est tout simple, mais c’est exceptionnellement fun à jouer si vous ne subissez pas trop de mauvaises sensations liés à l’oreille interne. Je vous encourage à regarder cette vidéo pour vous donner une idée du niveau de hype que j’avais en jouant à ce jeu.

Audioshield

Si vous êtes adepte d’Osu!, ou même de Just Dance, alors Audioshield est une expérience à faire. En jeu, vos manettes se transforment en boucliers bleu et orange avec lesquelles vous devez parer les projectiles (avec la couleur associée au bouclier), tombant du ciel au rythme de la musique. Et bien entendu, vous pouvez importer de la musique pour vous amuser dessus, le jeu calibre le niveau en fonction de la musique utilisée, comme un certain Audiosurf.

Dans ce jeu donc, on reste plutôt statique, étant donné que les projectiles viennent à nous. N’allez pas croire cependant que c’est une partie de plaisir, du moins pas si vous réglez la difficulté au maximum, ça devient assez épuisant mine de rien après 3 ou 4 parties. De plus, il existe plusieurs types de boucliers associés à vos manettes : certains vous forceront à mettre plutôt les avant-bras face aux projectiles, d’autres directement les poings. Grosso modo du coup, vous aurez l’air plus ou moins bêtes devant vos amis qui vous regardent gesticuler dans tous les sens. Mais le jeu est vraiment fun et simple, et surtout ne risque pas de donner le vertige comme un Windlands ou le jeu suivant.

RedOut

On va faire simple ici : RedOut, c’est WipeOut, version VR. Pour ce jeu, on joue exceptionnellement avec une manette classique, mais toujours avec le casque sur la tête. Tout comme Windlands, le jeu est assez frénétique, donc faites attention aux maux de tête. Si vous passez outre, alors bienvenue dans le temple de la vitesse. On revient aux sources des Wipeout et F-Zero en faisant des courses à toute allure sur des circuits futuristes et colorés (peut-être un peu trop aussi, les effets de lumière pètent de partout, et l’effet pixel est assez marqué dans RedOut).

Le jeu est de plus extrêmement complet, avec un mode carrière, différents modes de jeu pour les courses comme dans Wipeout, un système d’upgrades pour son vaisseau, il y a vraiment de quoi faire. Les vaisseaux ont aussi des caractéristiques faisant varier la vitesse, l’accélération ou encore la maniabilité du vaisseau. Et mine de rien ça joue car en montant de niveau dans le mode Carrière, les adversaires deviennent de plus en plus forts, et la complexité de circuit vous demandera d’être assez solide niveau pilotage.

Portal Stories VR

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Alors que l’on soit clair : non. Portal Stories n’est pas l’expérience Portal original. il faut dire que le pourcentage qui dégueulerait après avoir passé un portail de téléportation comme dans Portal à 300km/h pourrait être de 100%. Du coup, on joue dans l’univers de Portal, mais avec une sorte de translocateur, vous permettant de vous téléporter là où vous voulez, une solution très intéressante au souci d’oreille interne que pouvait poser un déplacement linéaire via la manette, et un laser pour récupérer les cubes.

Les salles de test conçues pour ce jeu VR sont relativement simples, mais l’atmosphère inhérente aux jeux Portal est là, et c’est un immense bonheur d’avoir pu tester ce jeu, ayant beaucoup joué à Portal 2, notamment sur les salles créées par la communauté. Se retrouver dans une salle de test grandeur nature, c’est juste impressionnant et jouissif, il y a même une salle avec les fameuses tourelles, qui font plutôt peur car on ne s’attend pas à les croiser. Résultat vous êtes obligé de vous accroupir derrière une vitre, donc de réellement vous accroupir, pour les tuer à coup de laser grâce au cube de réflexion laser. Bref, Portal Stories relève plus de l’expérience que du jeu, mais c’est une sensation étrange et unique de jouer en VR à un jeu que l’on a poncé pendant des heures simplement au clavier/souris.

Voilà, on a fait le tour des jeux VR dont je voulais vous parler. Vous l’aurez compris, je suis vraiment conquis par le HTC Vive, ça faisait longtemps que je n’avais pas ressenti autant d’émerveillement en jouant à des jeux, notamment sur Portal Stories et Windlands. L’immersion qu’offre le casque VR est bluffante, et on se met à rêver de voir des jeux qu’on a apprécié sur console ou PC arriver sur le Vive. Rien que de penser à la possibilité de rejouer à Journey sur Vive *pleins d’étoiles dans les yeux*…

J’en profite pour remercier les élèves de 3è année de mécatronique de l’ENSIL qui nous ont permis de tester le HTC Vive à de multiples reprises pendant les soirées LAN du club Rézo, vous êtes géniaux!

Ainsi se termine cet article, j’espère que cela vous aura plu, en tout cas je vous invite vivement à tenter l’expérience de la réalité virtuelle au moins une fois.

A très bientôt!

Flashback: Bastion et Transistor

Flashback: Bastion et Transistor

Bienvenue dans ce premier Flashback, consacré au studio SuperGiant Games!

Ce petit studio indépendant a sorti deux jeux seulement, qui sont Bastion et Transistor. Deux excellents jeux, ayant raflés de multiples récompenses pendant leur année de sortie.

Un succès bien mérité, les deux présentent des univers originaux et assez riches, que l’on s’amuse à explorer avec des personnages attachants, un gameplay bien pensé pour chaque jeu, avec une difficulté bien dosée mais aussi réglable par le joueur.

Ce qui est intéressant avec ces titres, c’est que même si leurs univers sont totalement différents, ils partagent des similitudes nettes dans leur façon de présenter l’univers, les personnages, ainsi que dans les mécaniques de jeu.

Panique à l’horizon

Ces similitudes apparaissent dès le départ, dès la première minute dans les deux jeux. Bastion s’ouvre sur une vue sur notre protagoniste, le Kid, seul dans une maison délabrée, elle même esseulée dans un environnement dévasté. Le jeu est perturbant dès le départ, la façon de progresser décalée, car c’est en avançant que le chemin se dessine et que les plateformes s’affichent (non clairement faut y jouer, le décrire à l’écrit c’est dur).

Du côté de Transistor, on nous dévoile Red, l’héroïne, devant un homme transpercé par une épée qui….semble nous parler. Y a de quoi être perplexe. Après avoir récupéré l’épée, on évolue alors dans une ville sans vie, apparemment sous le contrôle d’une armée de robots qui en ont après Red.

Dans les deux jeux, on est ainsi lâché dans l’univers sans en connaître le contexte, sans PNJ pour nous guider, seulement un narrateur énigmatique.

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Réalisé par CauseImDanJones

Very bad trip

Et ce narrateur est présent dans les deux jeux, omniscient dans Bastion, mais interne dans Transistor. Si ce dernier est là, c’est aussi parce que le Kid et Red ne parlent pas, enfin, l’un n’ouvre pas sa bouche, alors que l’autre a perdu sa voix. Seule Red communique par le biais de messages écrits sur des panneaux d’affichage disséminés dans la ville.

De plus, on rencontre très peu de personnages secondaires dans les deux jeux, la narration se faisant ainsi seulement via le narrateur ou via des objets et des documents que vous récupérez au cours de votre avancée. Dans les deux cas, cela force le joueur à fouiller dans son environnement proche pour savoir ce qui se passe (du moins en savoir plus, le narrateur en racontant suffisamment pour ne pas vous laisser totalement dans le flou).

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Fanart réalisé par JenZee

Seul contre le monde

Les mondes dans lesquels évoluent Red et le Kid sont exempts de vie humaine ou presque, les opposant à des monstres pour le moins variés. Ce qui me permet d’enchaîner sur le gameplay. Les deux jeux peuvent être qualifier d’action-RPG. Dans Bastion, on dispose d’un arsenal d’armes intéressant, le Kid peut en porter deux et chacune possède une ou plusieurs capacités spéciales, utilisable contre un élixir spécial. Ajoutez à cela des boissons vous permettant d’améliorer passivement certaines de vos caractéristiques, et vous êtes parés pour aller dézinguer du méchant joyeusement. Le gameplay est de mon point de vue super agréable, chaque arme a ses avantages et mieux on s’en sert, plus on débloque de capacités à utiliser.

Transistor se la joue plus tactique. Red dispose d’un arsenal de capacités bien plus important et versatile. Autour de 4 capacités actives choisies, on peut y ajouter des capacités passives, ou améliorer les actives grâce aux capacités non utilisés, permettant de créer de redoutables combinaisons, le tout devant néanmoins ne pas dépasser un certain seuil d’énergie. Une personnalisation des compétences très complète donc, allant de pair avec le système de combat. On peut jouer en temps réel, de manière classique, cependant Red est très fragile. Alors on se sert surtout du Turn(), une fonction du Transistor permettant à Red d’arrêter le temps et de planifier ses actions pour les exécuter en une fraction de seconde. Maîtriser cette technique est primordiale car la majorité des ennemis peuvent tuer Red entre deux Turn() si on a mal joué ( en réalité vous perdez une à une vos capacités en perdant votre barre de vie avant de mourir, et il faudra atteindre un point de sauvegarde pour les récupérer).

Vous reprendrez un peu de sel sur votre clavier?

Si vous n’avez pas froid aux yeux d’ailleurs, Bastion et Transistor laissent la possibilité de pimenter le jeu via des modules qui rendent la progression plus difficile. Plus de monstres, moins de vie, une pénalité en cas de mort, etc, tout est là pour vous rendre la vie plus compliqué. Mais c’est au goût de chacun, c’est surtout pour donner un peu plus de challenge, notamment pour Bastion qui est le jeu le plus simple des deux, la récompense en terme d’XP pour votre héros reste un peu anecdotique. C’est vraiment appréciable je trouve pour la rejouabilité de ces jeux, pour que chacun y joue à sa façon, et dans le cas de Transistor cela rajoute une valeur ajoutée à la réflexion sur la personnalisation des capacités.

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Réalisé par haryarti

♪ When you speak I here silence… ♫

Les forces du gameplay de Bastion et Transistor sont au service finalement d’histoires construites intelligemment et intéressantes, auxquelles les musiques de Darren Korb subliment l’ambiance et le charme des zones dans lesquels évoluent les personnages. Le Kid, mais surtout Red, sont des personnages attachants et intriguants, dommage que l’on en sache si peu sur le premier au bout du compte, car le background Red est beaucoup développée dans Transistor que lui dans Bastion. Enfin n’oublions le style graphique très relevé qui n’est pas sans rappeler la patte artistique d’Ankama Games, débordant de couleurs dans les deux jeux et très agréable en terme d’animation.

Bastion et Transistor sont ce genre de pépite vidéoludique qu’il est toujours intéressant d’expérimenter et qui sont rafraîchissants du point de la mise en forme scénaristique, mais aussi dans le gameplay global, très original pour le cas de Transistor. Supergiant Games s’est imposé en deux jeux comme un studio indépendant à suivre de près, et on espère qu’ils continueront sur leur lancée!

Bastion et Transistor sont disponibles sur Steam; consoles old gen/next gen pour Bastion et PS4/PSVita pour Transistor. Ne partez pas si vite! J’en profite pour vous partager deux musiques provenant des soundtracks réalisées par Darren Korb pour les jeux.


Merci à vous d’avoir lu cet article, j’expérimente un peu une autre façon de présenter les jeux, l’idée du flashback est de pouvoir vous montrer les jeux qui m’ont marqué par le passé avec mon opinion qui vient s’agrémenter, alors que j’essaie de rester objectif pour les Terminus. Je vais essayer en tout cas d’améliorer le format.

A très bientôt!

Terminus : Overwatch

Terminus : Overwatch

Bonjour à tous!

Après avoir dépassé les 90h de jeu et joué pendant plus de trois mois maintenant, j’estime que j’ai pu prendre assez de recul afin de pouvoir vous parler d’Overwatch dans sa globalité, et vous dire concrètement ce que vaut le jeu.

Cela faisait maintenant près d’une dizaine d’années que Blizzard n’avait pas lancé une nouvelle licence. Né des cendres du projet MMORPG abandonné nommé Titan, Overwatch est annoncé en grandes pompes à la Blizzcon 2014. Blizzard se lance alors dans la guerre des FPS, à l’écart néanmoins de CoD et Battlefield, partant sur une direction artistique plus cartoonesque et un gameplay plus centré sur l’équipe et à personnages uniques.

Overwatch prend place dans le futur, dans un monde où humains et robots cohabitent (robots qui sont appelés omniums ici). Une guerre a cependant éclaté entre eux, la Guerre Omniaque, qui a poussé les gouvernements à former un groupe d’unités d’élites, baptisé Overwatch, pour rétablir la paix dans le monde. A l’heure où se déroule l’action du jeu, l’organisation a su rétablir la paix, mais l’organisation a été dissoute, après que celle-ci ait subi de multiples remises en cause sur ses actes, et que leur quartier général ait été détruit lors d’une querelle entre les deux chefs du groupe, Jack Morrisson et Gabriel Reyes. De nouvelles organisations criminelles en ont ainsi profité pour refaire surface et menacer une nouvelle fois le monde.

Je ne vais pas continuer de détailler l’histoire, ceci était en guise d’introduction, mais pour en savoir plus vous pouvez jeter un œil au site du jeu qui regorge de détails, avec l’histoire globale via des textes et même des bandes dessinées,  ainsi qu’aux fabuleux courts-métrages d’animation réalisés en amont de la sortie (celui-ci explique dans quelles circonstances Winston rappelle les héros, et je vous conseille vivement de regarder les suivants, ce sont de petits bijoux d’animation).

Bref, vous l’aurez deviné, bien que le jeu soit exempt de mode solo, l’univers sur lequel il repose est bien fourni. Passons au jeu en lui-même à présent. Overwatch est un FPS dans lequel 2 équipes de 6 joueurs s’affrontent dans différents modes de jeu. Il y a un mode Roi de la Colline, où les deux équipes se battent pour un même point qu’ils doivent posséder un certain temps pour gagner ; on a ensuite le mode Convoi, où une équipe doit emmener un convoi au bout de la carte pendant que l’autre défend, et enfin le mode Assaut, où l’attaque doit prendre deux points fixes pendant que l’autre équipe les défend.

Peu de modes donc mais tout de même un lot conséquent de cartes, sachant que certaines allient le mode Convoi et l’Assaut, en posant comme objectif un point et un payload. Les cartes sont pour la majorité bien pensés, et ont toute une identité nette, chacune reconnaissable au premier coup d’œil. Et elles sont aussi très belles, avec des ambiances singulières, on pense notamment à Dorado, où l’on traverse une place en fête avant de s’enfermer dans une centrale à l’architecture totalement décalée avec le reste des bâtiments, ou encore Eichenwalde, un village abandonné regorgeant de détails, surplombé d’un immense château. Pour finir sur les détails graphiques, il en va de même pour les héros, tous différents avec bien entendu un background plus ou moins étendu, et en jeu l’animation est on ne peut plus fluide, le jeu a ce côté cartoon qui le rend très agréable à regarder; ça fourmille de détails, sans tomber dans le fouillis total, notamment dans les phases de combat d’équipe.

Du point de vue du contenu brut, Blizzard semble prendre comme plan de mise à jour un héros ou une carte à chaque saison, sans compter les skins et autres récompenses/évènements en jeu qui peuvent survenir en même temps. Ainsi depuis la sortie le 24 mai dernier, un héros (Ana) et une carte (Eichenwalde) ont été ajouté, et il y a eu un évènement d’été à l’occasion des JO. Votre compte est associé à un niveau, qui fait plus office de niveau d’expérience et de temps de jeu que d’un niveau d’aptitude, qui est révélé quant à lui grâce aux parties classées. A chaque niveau gagné, vous obtenez un coffre contenant des skins, icônes, tags et autres récompenses cosmétiques pour vos héros. Vous pouvez bien entendu acheter avec vos sous des coffres, mais aussi acheter directement les récompenses grâce à la devise du jeu, accumulés via les coffres et les doublons d’items obtenus.

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Le genre d’items rares que vous obtenez dans les boîtes….1 fois sur 100

En terme de contenu limité ou ponctuel, Overwatch dispose, à la manière d’Hearthstone, d’un mode hebdomadaire changeant toutes les semaines, ou restant toute la durée d’un évènement spécial ou mise à jour importante. Les mises à jour correctives sont également très régulières, notamment sur PC, et peuvent être différentes d’un support à l’autre, étant donné que certains personnages sont plus forts ou plus faibles en jouant au clavier/souris plutôt qu’à la manette.

Côté gameplay, le jeu est ultra plaisant à jouer, et ce quelque soit votre niveau de jeu. Il y a toujours un héros que vous pouvez jouer correctement même si vous n’êtes pas un pro de la gâchette, notamment grâce aux capacités et à l’ultime. Les contrôles sont simples, et la latence générale a été largement amélioré depuis la sortie, donnant une précision de tir moins frustrante. Le plus dur sera évidemment d’apprendre à jouer les héros, mais surtout les cartes, savoir où vous pouvez vous replier, vous soigner, etc. Mais globalement, la courbe de progression est relativement équilibrée, surtout que Blizzard a eu la bonne idée de créer un mode Coop vs IA pour aider les néophytes avant de se perdre dans la jungle en ligne, et les capacités et les ultimes sont là pour dynamiser les parties, même à bas niveau.

En partie rapide, les combinaisons de héros sont assez grandes, sachant que vous pouvez avoir plusieurs fois le même héros dans votre équipe, ce qui peut parfois amener à des situations très drôles pour vous, et très énervantes pour les ennemis. Mais ça marche dans les deux sens. Après en règle générale il y a toujours de quoi trouver le déclic pour percer une défense ou endiguer une attaque déchaînée dans les derniers instants. Overwatch crée souvent des moments de tension assez intenses, notamment dans les situations de prolongations, ou à cause d’une défense insoutenable sur un même point depuis 10 minutes, ce qui rend le jeu passionnant dans la victoire comme la défaite. Chaque dénouement épique est une histoire à raconter dont on retient ce qui a fait pencher la balance pour les victorieux: un ultime bien placé, un changement de héros opportun.

Parlons-en d’ailleurs du changement de héros, une mécanique de jeu importante ayant souvent son importance dans des parties mal embarquées. Certains héros souffrent bien plus face à d’autres, typiquement un Faucheur fait excessivement peur aux tanks comme Chopper et Winston, et il faut savoir s’en servir. C’est très utile à bas niveau pour commencer à voir les forces et faiblesses des héros contre d’autres, et cela peut débloquer des situations que l’on pensait impossible à résoudre. Un autre point intéressant à noter en ce qui concerne le gameplay: le sound design, qui est globalement excellent. A force on arrive à discerner d’où proviennent les projectiles ou si un ennemi est proche de nous (on peut même deviner qui c’est grâce aux bruits de pas propres à chaque héros, sauf Zenyatta parce qu’il vole, il s’en fiche), et la technologie Dolby Atmos facilite la spatialisation audio pour le joueur, une donnée extrêmement utile pour les plus expérimentés. Mention spéciale également aux musiques qui sont elles aussi très bonnes, que ce soient les thèmes des cartes, ou les musiques d’ambiance.

Toute cette intensité de jeu dont je viens de vous parler s’amplifie encore en parties classées. Les parties gagnant en intérêt, elles deviennent alors plus stratégiques et forcément plus intéressantes à jouer. N’y voyez pas là un but suprême cependant, ce n’est pas mon propos. Chacun est libre de jouer et de s’épanouir dans un mode précis et d’apprécier le jeu à sa manière. Certains ont la fibre compétitive, d’autres seulement envie de se défouler, et Overwatch de ce point de vue répond parfaitement à ces attentes. Petit bémol cependant sur le système des classées, encore un peu en chantier et qui mériterait d’être étoffé. Le système semble essayer de créer un niveau moyen, un intervalle de score dans lequel on retrouve une majorité de joueurs, avec ensuite les plus mauvais et les meilleurs qui s’en détachent. On a alors un espèce de ventre mou, qui laisse planer un mauvais semblant de hasard sur le vrai niveau de nos coéquipiers et ennemis d’un match au lieu d’être à l’équilibre, ce qui peut rendre les parties classées frustrantes voir injustes si on est classé dans cette intervalle.

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Le système vous classe entre un score de 0 à 5000 après 10 matchs de placement.

N’oublions pas enfin qu’en plus d’un chat écrit il y a un chat vocal intégré dans ce jeu, ce qui est indispensable pour un FPS aussi rapide. Dans mon cas, le chat vocal a été une expérience positive, de mémoire je n’ai eu à couper le micro qu’une seule fois pour un coéquipier lourd, sinon en général ça se passe bien, et j’ai même fait ami ami avec d’autres joueurs plutôt sympas, et les parties sont on ne peut plus passionnantes lorsque l’on joue en groupe.

Je pense avoir fait le tour de ce Terminus sur Overwatch, je m’arrête volontairement car je serai capable d’en écrire bien plus, sûrement trop, mais ici c’est ce qu’il y a de plus important à retenir.

Overwatch est définitivement un excellent jeu. On peut lui reprocher d’être effectivement pauvre en contenu brut encore à l’heure actuelle,  mais le plaisir de jeu y est, on fait fit du manque de cartes et de modes tant les parties peuvent se dérouler différemment d’une partie à une autre. Elles s’enchaînent rapidement et agréablement en solo, et elles le sont encore si on est bien accompagné. Je ne peux que vous conseillez d’acheter Overwatch si vous aimez les jeux dans le style de Quake, ou encore de Team Fortress, surtout si vous pouvez y jouer avec des amis. La hype est peut-être retombée, mais Blizzard réalise un suivi exemplaire, et est à l’écoute d’une communauté qui regorge de bonnes idées et d’inventivités. En bref, Overwatch est un agréable FPS, qui vient donner un vent de fraîcheur à cette catégorie de jeu qui reste d’habitude cloîtré au pan pan boum boum réaliste. Ici vous pouvez buter des gens à coup de babouche d’un moine robot, et personne ne viendra dire que c’est débile, au pire c’est juste très humiliant pour votre cible!

Overwatch est disponible sur PC, Xbox One et PS4 (mais prenez-le sur PC), à 59,99€ en édition Origins sur tous les supports, et à 39,99€ pour l’édition de base sur PC uniquement (si cela n’a pas changé)

Merci à vous d’avoir lu cet article, n’hésitez pas à garder dans un coin de votre navigateur mon blog si vous souhaitez lire les prochains posts!

BONUS: J’ai fait une compilation de quelques Play of the Game que j’ai réalisé si vous êtes curieux:

Overwatch – Être efficace avec Lúcio en ranked

Overwatch – Être efficace avec Lúcio en ranked

NB: Article réalisé à la sortie de la saison compétitive n°2.

Salut la compagnie!

J’ai fait en plus de l’article écrit un podcast audio, sur lequel j’ajoute un peu des trucs en relisant l’article, si vous souhaitez m’écouter plutôt que de lire 🙂

Ça y est, la première saison compétitive d’Overwatch est terminée! Alors, ce fut surtout une saison de test, mais elle a permis de constater qu’entre les parties rapides et les parties classées, il y a un net fossé d’implication et de maîtrise si on commence à atteindre un rang convenable, en général au-dessus du rang 55 (en saison 1 en tout cas).

Une méta s’est également dessinée au cours du temps, notamment grâce à la scène compétitive naissante, imposant en grande majorité une équipe de deux héros faisant des dégâts, deux tanks, et deux supports / soigneurs. On voit également naître des compos 3 tanks/ 3 supports. Mais force est de constater que Lúcio a été extrêmement utilisé. Il est devenu rapidement indispensable, et bien que ce dernier a subi quelques changements pouvant nuire à son taux d’utilisation, il n’en reste pas moins une ressource intéressante, surtout pour les cartes KOTH (Ilios, Népal, Lijiang). Comme je vous l’ai dit dans mon article concernant la façon d’aborder les rankeds, il est de bon ton de savoir jouer un personnage par rôle, c’est pourquoi je vous propose une sorte de guide, ou en tout cas un truc qui s’y apparente, sur Lúcio, qui est de mon point de vue le héros de soutien le plus simple à appréhender, mais qui, bien joué, est un vrai plus dans n’importe quelle composition.

Étant donné que vous connaissez sans doute les capacités de Lúcio, je ne vais pas les récapituler, ce sera distillé dans mes explications.

Lúcio est un support relativement agressif, il est le métronome de l’équipe lorsqu’il est joué, et peut décider à lui seul du comportement à adopter pour votre équipe grâce à ses passifs de soin et de vitesse. Et c’est ce qui fait de lui un support simple à utiliser, car son soin est en zone, et appliqué passivement, ce qui fait que vous n’avez pas à gérer le heal individuel. Seulement en contrepartie, le soin apporté reste faible, et il faut savoir quand booster ce soin de zone dans les situations urgentes. La seule chose importante à retenir est que vos alliés doivent être sur votre ligne de vue pour recevoir le passif, et c’est la même chose pour le Mur du Son.

Là où Lúcio devient un personnage complexe, c’est en fait dans la façon de gérer justement ce Cross Fade. Les joueurs peu expérimentés auront tendance à rester en mode soin, tandis que ceux qui auront plus de vision de jeu et d’expérience sauront mieux alterner les deux modes. Par exemple, il n’est pas inutile de passer en mode vitesse, ne serai-ce que quelques secondes si vos coéquipiers sont full HP pour avoir un peu plus de mobilité. Ce mode est aussi très utile en début de round de KOTH. Si votre équipe n’est pas sur le point avant qu’il ne s’active, faites sonner un regroupement et booster tout le monde pour plonger sur le point ensemble.
Le Cross Fade de vitesse est aussi crucial pour éviter des ultimes adverses: se cacher d’une Autodestruction de D.Va ou d’un High Noon de McCree, se sortir de la pluie de missiles de Pharah, de la ligne de vue d’un Soldat:76 ou d’un Dragon d’Hanzo, sortir du Blizzard de Mei, etc. Le boost de vitesse est largement plus intéressant que celui de soin en cas d’ultime adverse. Couplé à son Mur du Son, un Lúcio peut endiguer n’importe quel ultime ennemi et aider au mieux ses alliés pour s’en tirer.

Tout ceci vient avec une certaine de vision de jeu à avoir, vous l’aurez compris. En ranked, mon point de vue avec Lúcio est d’aider mes alliés à lancer l’offensive, et de les extirper d’une mauvaise passe. Puisqu’en général la méta vous force plus ou moins à avoir deux supports, ce sera à l’autre de mettre plus de soin que moi, ce qui me permet d’avoir cet objectif en tête assez sereinement. Noté tout de même qu’en général, on reste bien souvent plus en mode soin que vitesse (c’est du 70-30, ça varie selon le mode je trouve).

Étant donné que les soins et buffs de vitesse de Lúcio sont passifs, vous devez en profiter pour être la sentinelle de votre équipe, afin d’anticiper tout danger ou offensive ennemi, et ne pas hésitez à lâcher de l’information dans le chat vocal (ou écrit, mais… meh…). Plus simplement vous devez avoir l’œil sur ce qui vous entoure, alliés comme ennemis, et toujours savoir si vos alliés possèdent leurs ultimes. De cette façon, grâce à votre vigilance, vous donnerez des opportunités supplémentaires à vos flankers, dps et tanks pour lancer la charge. A vous ensuite de faire en sorte qu’une action d’un de vos alliés soit suivie par le reste pour en tirer avantage.

Et je vais enchaîner sur ce qui me semble être l’intérêt principal de Lúcio en ranked, et surtout en soloQ, c’est de faire en sorte de coordonner les actions de votre équipe, les faire enchaîner, de sorte qu’un move solo, peut être raté, puisse être rattrapé en suivant derrière avec toute la baraque. De plus, Lúcio a tout comme Zenyatta cette capacité de temporiser et faire durer une attaque groupée en claquant le Mur du son pendant l’offensive (pour Ange si vous vous posez la question j’estime que la résurrection casse le rythme, mais ne fais pas durer l’attaque car l’ennemi peut se remettre en position très vite), voir de nullifier des ultimes adverses à son avantage. Le boost de vitesse et le Mur du son sont vos meilleurs outils de protection contre les ultimes, le premier peut être moins si la notion de repli n’est pas connue de vos alliés, mais le deuxième fait toujours le travail. Lúcio est un personnage qui même si ses capacités sont simples, reste difficile à utiliser si on ne l’appréhende pas de la bonne manière, mais on devient plus efficace en gagnant de la vision de jeu au fur et à mesure que l’on joue.

Enfin, pour en terminer sur notre DJ en lui-même, il faut reconnaître qu’il a une petite capacité de duel et il est agaçant de s’en débarrasser. Son arme est assez difficile à utiliser, on met très rarement une rafale de projectiles soniques entière sur la même personne, mais on fait en général un DPS de 30 à 60 points de dégâts avec. A côté le bump fait 25 points de dégâts. Couplé ça à vos soins et boosts de vitesse, tout en faisant du wallride, et vous devenez aussi chiant à tuer qu’une Tracer, en plus de faire perdre du temps à l’autre équipe. En tout cas, en duel face à un perso voir plus sans gap closer, vous êtes une plaie et pouvez largement temporiser jusqu’à l’arrivée de vos alliés. Et bien évidemment, le bump de Lúcio est un excellent choix sur des cartes à environnement favorable à la descente de vos adversaires dans des abysses, style Route 66, toutes les cartes KOTH, Eichenwalde et le pont devant le château…

Je pense avoir tout dit sur ce bon Lúcio, je vous remercie d’avoir lu jusqu’au bout cet article, j’essayerai sûrement de faire des guides du même style à chaque saison, pour 1 ou 2 héros.

Bon courage pour votre saison compétitive, que les dieux de la soloQ soit avec vous, et à très bientôt sur le blog et Overwatch!