Overwatch : Être efficace avec Pharah en ranked

Overwatch : Être efficace avec Pharah en ranked

NB: Cet article a été écrit à la fin de la saison compétitive n°5.

Bonjour à tous!

Aujourd’hui, on va s’intéresser au gameplay de la gardienne des cieux, et accessoirement de mon personnage favori d’attaque (je n’ai pas récupérer en premier son arme dorée par hasard), je veux bien entendu parler de Pharah!

Tout comme sa mère Ana, Fariha Amari a le sens du devoir. Ayant vécu sa jeunesse entourée par les meilleurs agents d’Overwatch et admirant leurs exploits, elle s’engagea plus tard dans l’armée égyptienne pour monter les échelons, avant qu’Overwatch soit tristement dissout en raison des évènements que nous connaissons.

En jeu, Pharah est un personnage d’attaque profitant de sa supériorité aérienne pour écraser ses adversaires. Armée de ses réacteurs et de son lance-roquettes, elle domine les cieux et donne des opportunités d’attaque intéressantes à son équipe, forçant l’adversaire à observer à la fois le ciel et le sol. En ranked, on pose souvent Pharah comme un personnage à deux faces : soit vous allez détruire totalement vos adversaires et ça se passe bien, soit ce sont les hitscans style McCree, Soldat 76 ou Fatale qui vous donneront le mal de l’air. Or, Pharah a largement les armes pour se débarrasser d’eux sans se faire allumer à chaque face-à-face.

Vitesse et anticipation

La première chose qu’il faudra maîtriser avec Pharah, c’est avant tout son lance-roquettes, unique source de dégâts dont vous disposez avec votre ultime. Les roquettes de Pharah infligent 120 points de dégâts sur un direct hit et 80 points de dégâts maximum en zone, diminuant fortement même assez proche de la zone d’impact. Ce qui implique qu’il faut savoir faire preuve d’une bonne précision avec Pharah tout de même, moyennant une certaine capacité d’anticipation.

Anticiper les mouvements d’un ennemi énorme comme Reinhardt ou Chopper n’a rien de compliqué, en revanche cela s’avère bien plus difficile pour une Tracer, un Genji ou fatalement une autre Pharah en combat aérien. Savoir anticiper n’a rien de facile, cela s’apprend avec le temps, ainsi qu’en jouant les autres héros. Dès lors on peut deviner facilement une trajectoire, prévoir la position de Rappel d’une Tracer, anticiper le dash d’une Ange vers un allié blessé… les déplacements dues aux capacités sont à punir lorsque vous le pouvez. Mais ici seul l’entraînement vous permettra de bien gérer vos distances de tir pour envoyer vos roquettes dans le mille.

Intervention éclair

Les Pharah jouant à bas niveau se font facilement punir. La raison? Elles restent beaucoup trop longtemps dans les airs, se rendant archi-vulnérables.

Utiliser le jet-pack et le propulseur de Pharah est une prise de risque permanente, il faut prendre les airs pour une raison bien précise, pas seulement flâner en essayant de tirer à vue, car ce sera plutôt ce que fera l’adversaire. La pression que Pharah peut imposer depuis les airs n’est utile et pertinente que si vos alliés sont aussi là pour en poser au sol, dans le cas contraire vous devenez rapidement la cible prioritaire. Ne prenez donc pas votre envol si votre équipe n’est pas là pour vous soutenir, sans quoi vous devenez une cible facile.

Une autre approche dans l’utilisation des cieux par Pharah est le combo de votre conflagration + jet-pack pour foncer sur une cible et la descendre rapidement et vous replacer avec votre équipe. Cette technique permet en général de surprendre vos adversaires qui ne s’attendent pas forcément à vous voir vous projeter en avant si vite, ce qui ne leur donne pas forcément le temps de se replacer. Avec une bonne prise d’information et une maîtrise de vos capacités, vous pourrez ainsi éliminer des cibles faibles telles que les supports pour handicaper l’équipe adverse et permettre à votre équipe de suivre avec un bon combat juste derrière. Une Fatale est par exemple assez sensible à ce genre de solo push, car très statique, un Winston peut aussi le faire mais n’aurait pas forcément les dégâts pour l’éliminer aussi vite.

Vous reprendrez bien un peu de roquette?

Discutons un peu de la compétence ultime de Pharah, le barrage de missiles. En termes théoriques, cette ultime lance 100 roquettes en 3 secondes, et chacune inflige 36 points de dégâts, il suffit de moins de 2 secondes donc pour éclater complètement le bouclier d’un Reinhardt par exemple. Le barrage peut être diablement efficace dans de nombreuses situations, mais ce qui posera souvent problème dans son utilisation, c’est la gestion de la dispersion des missiles. En effet, ces derniers sont libérés dans un cône de dispersion assez important, ce qui fait que de temps en temps on ne tue pas des cibles aussi vite qu’on l’aurait pensé.

Il faut alors bien choisir les ennemis que vous voulez éliminer grâce au barrage, tout en vous mettant à portée suffisante pour ne pas subir le contrecoup trop vite. Cependant  soyons réaliste sur une chose : être immobile pendant 3 secondes, c’est long sur Overwatch. Et même si vous êtes en train de tirer une salve de missiles, tout ennemi loin de vous peut vous éliminer facilement et quiconque arrivera dans votre dos fera de même. Le barrage de missiles est ainsi un ultime qui va forcément vous mener à mourir, mais si vous emmenez 2 ou 3 adversaires avec vous, et surtout les supports, alors on peut dire que le travail est fait.

Faites cependant attention aux personnages que vous ciblez, car le barrage est une compétence facile à interrompre. Un hook de Chopper, une flash de McCree, où juste se faire renvoyer tous les missiles par un Genji. Dans la mesure du possible, vous devez vous assurer que ce genre de compétences soit en récupération chez votre ennemi pour lancer votre barrage sans trop de soucis.

L’arme des combos fatales

Avec un ultime aussi puissant, les possibilités de combos et de synergie sont très intéressantes pour Pharah. Zarya est le premier personnage qui peut venir en tête, assurant à Pharah plusieurs cibles dans une petite zone, et il en va de même avec Orisa, Reinhardt ou encore Mei. Ces combos d’ultimes peuvent se révéler dévastateurs, notamment si l’équipe adverse joue beaucoup en groupe rapproché.

Pharah peut mettre davantage de pression aérienne si ses soigneurs gardent un œil sur elle, ou si elle est tout simplement suivie à la trace par une Mercy. Ce duo a l’avantage de pouvoir rester dans les airs plus longtemps, en plus de pouvoir envoyer encore plus de dégâts grâce au boost de Mercy. C’est aussi pour cette dernière un excellent point de vision, car elle peut switcher plus facilement entre un allié blessé au sol et sa Pharah dans les airs.

Pour terminer, j’ajouterai que Pharah est l’un des personnages qui peut bien profiter des spécificités de certaines cartes. Elle se retrouve souvent en bonne position sur les KOTH, avec la plupart des cartes lui permettant d’éliminer ses ennemis grâce à la conflagration et en les propulsant dans le vide. Les 2CP (Volskaya et compagnie) sont aussi intéressantes pour Pharah, car elle peut harceler facilement des héros statiques en défense tels que Torbjorn et Fatale. Elle est, de mon point de vue, plus difficile à jouer en escorte, car en progressant, vous vous retrouverez parfois désavantagé par la structure de la carte, notamment les points de passage en intérieur (les dernier tiers de Route 66 Eichenwalde par exemple sont assez durs pour Pharah je trouve).

Voilà, j’ai dit à peu près tout ce que je pense utile et intéressant à avoir en tête pour se lancer à l’assaut des rankeds avec Pharah! Mon gameplay est assez influencé par le streamer et youtuber Valkia, un excellent joueur de Pharah qui m’a permis de m’améliorer sur ce héros, si vous voulez plus d’éléments.

Si vous avez apprécié cet article, n’hésitez pas à également jeter un œil aux précédents guides et suivre le blog pour les prochains!

Bonne chance dans vos rankeds, et à bientôt!

Fan art réalisé par LiangXing

 

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Overwatch : Être efficace avec Zenyatta en ranked

Overwatch : Être efficace avec Zenyatta en ranked

PS: Article réalisé pendant la transition entre les saisons 3 et 4.

Bonjour à tous!

Troisième transition de saison veut bien évidemment dire troisième article sur un héros Overwatch! (pas du tout, c’est juste que je mets 10 ans à écrire mes articles)

On va revenir chez les supports, avec un héros que j’affectionne : Zenyatta. Bien que la méta favorise encore et toujours Lucio et Ana, Zenyatta est un support qui est agréable à sortir de temps en temps, pouvant faire la différence non seulement en termes de heal, mais aussi en termes de dégâts, et qui est extrêmement intéressant à utiliser en tant que leader en groupe.

Zenyatta est un moine omniaque se servant de ses orbes pour soigner ses alliés et attaquer et saboter ses adversaires. Le personnage dispose de 200 points de vie, dont 150 points de bouclier, et vous verrez que ces points de vie ont leur importance. Du point de ses compétences, il tire des orbes d’énergie faisant 46 points de dégâts, qu’il peut charger pour en envoyer plusieurs à la fois. En marge de cela, vous disposez d’un Orbe d’harmonie pour soigner vos alliés de 30 pvs par seconde, c’est loin des stats d’Ange et Ana, mais déjà mieux que Lucio. Vous avez également un Orbe de discorde à envoyer sur un ennemi qui prendra 30% de dégâts supplémentaires. Enfin votre capacité ultime est la Transcendance rendant Zenyatta invincible pendant 6 secondes et lui permettant de soigner en zone 300 pvs par seconde.

Commençons par les compétences au centre de son gameplay : les Orbes de discorde et d’harmonie. Tant que vous les avez placés sur quelqu’un et que ce dernier reste dans votre ligne de vue (selon une certaine portée), l’orbe restera sur votre allié ou ennemi. Il restera 3 secondes supplémentaires après que la cible passe derrière un obstacle. L’utilisation de l’orbe d’harmonie est assez subtile, dans le sens où dans les teamfights, on voit tout le monde avec peu de vie mais on peut pas heal tout le monde et on panique! Si si, vous le savez tout aussi bien que moi, ça se passe toujours comme ça avec Zenyatta. C’est d’ailleurs une des raisons qui rendent peu efficace un Zenyatta en soloheal dans une équipe. De manière générale, on souhaite garder l’orbe sur le héros qui est le plus souvent dans le feu de l’action : un flanker, un Roadhog, un Reinhardt qui mouline, grosso modo ce qui est en danger immédiat de mon point de vue. Poser l’orbe sur le second soigneur peut aussi parfois être intéressant, en raison du focus que peuvent exercer les flankeurs sur vous.

Mais vous avez de la chance car Zenyatta est un duelliste assez solide à mon sens, surtout grâce à l’orbe de discorde. Si vous êtes précis au tir, vous pouvez vous défaire rapidement de vos ennemis en flank, et plus généralement punir tout ennemi se trouvant près de vos alliés. L’orbe de discorde se révèle être également un excellent outil de lead, en demandant à votre équipe de focus l’ennemi sous discorde pour le faire tomber rapidement et changer de cible. Les 30% de dégâts supplémentaires sont surtout non-négligeables contre les tanks et les cibles nano-boostés par une Ana.

L’utilisation de ces deux orbes reposent cependant sur un placement dans l’espace précis et safe. Zenyatta pouvant seulement soloheal, il doit pouvoir connaître ses options de heal en tout temps, et donc avoir un œil sur tous vos alliés à l’écran. A la différence de Lucio qui peut simplement se mettre au milieu de tout le monde, Zenyatta doit rester en retrait pour surveiller ses équipiers, et dans la meilleure situation derrière son Reinhardt pour également envoyer des orbes sur les ennemis. Zenyatta a néanmoins l’avantage d’avoir 150 points de bouclier, ce qui lui permet de se risquer un peu à tirer sur les lignes de vue ennemis pour appuyer le dps de ses alliés, qui est loin d’être négligeable grâce aux effets de la Discorde, puis de se retrancher le temps de récupérer son bouclier. Le tout est de trouver l’équilibre donc entre soigner vos alliés et éliminer les assaillants, ce que vous trouverez plus simple à faire en gardant une certaine distance par rapport aux combats.

Comme dit précédemment, Zenyatta est aussi un excellent support offensif. Ses dégâts sont largement sous-estimés, notamment ce qu’il peut infliger sous l’effet de la discorde. Sur un bon setup, il peut même one-shot une cible en chargeant ses orbes. Cette capacité-ci est en général peu utilisé, car la charge prend du temps et est faite au milieu de l’action. Elle se révèle cependant intéressante lors des phases d’observation ou pour éliminer des snipers un peu trop statiques.

Enfin, parlons de ce qui donne à Zenyatta une certaine puissance et légitimité dans cette méta : la Transcendance. L’ultime de Zenyatta est un excellent contre à la plupart des autres ultimes dans Overwatch, et surtout aux héros les plus prisés par la méta. Zenyatta devient invulnérable pendant 6 secondes , se déplace plus vite et soigne grandement. Il peut être utilisé pour vous sauver in extremis d’une mort certaine et de vous replacez auprès de vos alliés. Mais le principal atout est de nullifier les ultimes adverses. C’est simple, si vous entendez un Soldat ou un Genji lancer son ultime, ne vous posez pas de questions et répondez avec la Transcendance. En général, l’ultime de Zenyatta est efficace contre les ultimes infligeant des dégâts sur la durée. Ainsi, si votre équipe se dote d’un Lucio, vous pourrez aussi bloquer les ultimes à dégâts instantanés comme celui de D.Va, Tracer ou encore Junkrat. Notez cependant que l’ultime de Zenyatta met son temps à se charger si on ne fait pas en même temps des dégâts, ce qui vous force à être offensif pour avoir votre ultime au bon moment.

On achève ici cet article sur Zenyatta, qui était un peu plus court que les autres, il n’y a pas autant de matière à discuter que sur des piliers de la méta comme Lucio et Reinhardt, mais il est important de savoir gérer les heals/dégâts avec Zenyatta. C’est pourquoi je me suis dit qu’on va discuter de cette gestion, et notamment la différence entre celle de Zenyatta de Ana. Voici donc un mini-podcast sur cette problématique!

Merci à vous d’avoir lu cette article, et bonne chance pour la nouvelle saison!

Dessin en haut de page créé par AnatoFinnstark

Overwatch – Être efficace avec Reinhardt en ranked

Overwatch – Être efficace avec Reinhardt en ranked

NB : Article rédigé au début de la saison compétitive n°3.

Bonjour à tous!

Pour ce deuxième article focalisé sur un héros d’Overwatch, j’ai décidé de m’intéresser à un autre pilier de la méta, j’ai nommé Reinhardt! Le colosse allemand est le tank prédominant, quasiment indispensable pour des attaques de convoi, qui sait toujours se rendre utile dans n’importe quelle composition et créant constamment des opportunités pour son équipe.

Alors certes, le gameplay de Reinhardt n’atteint pas des sommets de skill, néanmoins il y a pas mal de notions de teamplay qui gravitent autour de ce héros, ainsi que des tips intéressants à appliquer qui vous permettront de protéger au mieux votre équipe et encaisser le plus gros des dégâts.

Si Reinhardt est considéré comme le tank référence, ce n’est pas par hasard. En plus d’avoir 500 points de vie de base, dont 200 points d’armure, Reinhardt dispose également d’un bouclier qu’il déploie devant lui pouvant bloquer 2000 points de dégâts et pouvant se régénérer s’il n’est pas utilisé. Un bouclier précieux en de nombreuses occasions, notamment sur les cartes de convoi pour pouvoir avancer tout en permettant à vos alliés de se cacher derrière pour mettre des dégâts. Reinhardt devient alors rapidement le centre d’attention de l’équipe adverse pour espérer atteindre la deuxième ligne d’adversaires. Mais Reinhardt sait aussi se montrer agressif, et peut punir rapidement un ennemi esseulé à coup de marteau, d’une Frappe de feu ou d’une charge bien sentie, et peut continuer ainsi jusqu’à coller un Choc Sismique aux ennemis pour les calmer. Bref, Reinhardt peut à lui seul décider de la résolution d’un teamfight s’il sait gérer ses capacités et qu’il se fait bien aidé par ses soigneurs.

La barrière est un des points les plus importants à maîtriser sur Reinhardt à mon sens. Et notamment pour un match-up miroir qui arrive assez fréquemment sur les cartes de Convoi ou Capture de point fixe. Le shield devient alors un enjeu crucial pour parer un Choc Sismique du Reinhardt adverse. Une des premières choses à respecter dans l’utilisation du bouclier est de ne jamais le laisser se briser. En effet, si cela arrive vous ne pourrez pas réactiver votre bouclier pendant 5 secondes, 5 secondes qui pourront vous coûter cher si un ultime adverse dévastateur est disponible. Assurez-vous donc toujours de ne jamais laisser votre shield se briser pour le recharger naturellement et pouvoir le sortir à n’importe quel instant. Même un shield à 1PV pourra bloquer le Choc Sismique du Reinhardt adverse, mais aussi une Auto-Destruction de D.Va, la roue de Chacal, et tout autre ulti explosif. Profitez également aussi de la présence d’alliés tels que D.Va ou Winston pour alterner leur bouclier avec le vôtre et recharger. Essayez d’avoir un placement avec votre bouclier qui soit le plus confortable et optimisé pour vous et votre équipe, il n’est pas question de mettre votre shield à un endroit ouvert, profitez des passages étroits pour protéger au mieux votre backlane. Jouez également avec l’environnement pour pouvoir tenir le plus longtemps possible le bouclier, typiquement il vaut mieux se placer derrière le convoi plutôt que devant, car vous serez déjà protégé un minimum par le convoi. De manière générale, vous trouverez qu’il existe de multiples façons de bien se positionner au fur et à mesure que vous jouez.

Cependant, un bon Reinhardt doit aussi savoir se montrer agressif, surtout quand on sait que votre ultime ne se charge pas quand vous prenez des dégâts dans le shield. Pour une seule manche, on doit pouvoir voir Reinhardt lancer son Choc Sismique au moins 3 à 4 fois, sinon cela signifie que le Reinhardt est resté bien plus souvent sur la défensive. La Frappe de Feu occasionne 100 points de dégâts à tout héros touché, et peut créer la surprise, il ne faut pas hésiter à la spammer. C’est un excellent outil de kill, si par exemple l’un de vos DPS n’a par exemple pas réussi à abattre une cible, vous pouvez enchaîner avec la Frappe de Feu pour réussir à faire tomber un joueur adverse. La taille, mais aussi la vitesse du projectile en font un skillshot assez difficile à éviter sur une courte distance, même dans les airs ; on peut réussir à tuer une Pharah et autre Genji volant bien plus souvent qu’on ne le pense. En début de partie, il permet d’augmenter rapidement la charge d’ultime tant que vous n’êtes pas au corps à corps, surtout si vous parvenez à toucher plusieurs ennemis à chaque passage d’une Frappe.

En tant que tank, il vous faudra prendre votre courage à deux mains pour engager les combats. Il est indispensable que vous essayiez de créer des opportunités pour votre équipe à coup de charges. Vos cibles prioritaires doivent notamment être les autres tanks, car vous infligez à l’impact un montant de dégâts colossaux (50 à l’impact avec l’ennemi, 300 si impact avec un mur), des dégâts qui sont assurés (sauf si Zarya place un shield au bon moment sur votre ennemi) et qui vous permettent à vous et votre équipe de prendre un kill rapidement sur une cible avec beaucoup de vie. N’hésitez pas cependant à punir un ennemi esseulé qui n’est pas un tank, comme les soigneurs, car vous êtes sûr de faire mouche sur une cible qui a moins de 300 PV dans tous les cas et de priver les ennemis de soins pendant de précieuses secondes. Autre point important dans le match miroir : si vous voyez l’autre Reinhardt vous charger, vous devez impérativement contre-charge. Si les deux se chargent mutuellement alors ils finiront étourdis au sol un court instant. La survie des deux colosses dépendra alors de leur équipe, mais si vous avez dû contre-charger, il y a de grandes chances que vous soyez plus proches de votre équipe que l’autre Reinhardt, et cela fera un kill facile pour vos alliés. Gardez en tête que votre charge vous emmène sur une longue distance, charger dans le tas ne vous attirera que des ennuis si vous ne parvenez pas à vous stopper derrière. Il faut que vous parveniez à charger sur une distance raisonnable de sorte que votre équipe puisse rapidement vous rejoindre et vous aider.

Parlons enfin de l’ultime de Reinhardt, le Choc Sismique. Vous étourdissez pendant 2.5 secondes tous les ennemis devant vous en leur infligeant 50 points de dégâts à l’impact. Un ultime d’une grande aide pour engager le combat ou mettre un terme à un combat à rallonge. Une des forces de Reinhardt est qu’au corps à corps, il peut recharger très vite son ultime, il n’est pas rare de sortir par exemple d’un teamfight avec la moitié de son ultime chargé après s’en être servi durant le combat. Dans le match miroir, vous devrez évidemment faire attention à ult quand le Reinhardt adverse n’a plus de shield ou n’est pas présent en fight. Vous pouvez demander à vos alliés de poke le bouclier adverse pour le forcer à battre en retraite, voir réussir à le briser pour ult correctement. Lors d’un ulti réussi, tuez en priorité les soigneurs, notamment Ange, qui ne pourra ainsi pas resurrect son équipe, ainsi que les joueurs « en feu » dans l’équipe adverse, qui pourront toujours posé problème en sortie du KD. En cas d’ultime de Zenyatta, chargez-le et envoyez-le le plus loin possible de son équipe. Pour ce qui est des tanks, chargez-les si vous pouvez en fin de stun après avoir écrabouillé leurs alliés pour les tenir hors du combat le plus longtemps possible.

Pour terminer cet article, nous allons parler des counters et personnages en synergie avec Reinhardt. On ne peut pas évidemment passer à côté d’Ana, le support le plus joué à l’heure actuelle dans cette meta tank. Le burst de heal qu’elle peut prodiguer, mais surtout son Nanoboost qui rend Reinhardt surpuissant fait d’elle un allié de choix. Compte tenu du nerf récent de l’ultime d’Ana, un Lucio rajoute un plus non négligeable pour engager un combat et poursuivre les fuyards, cette paire de soigneurs est la combinaison la plus efficace que l’on puisse jouer en présence du colosse allemand. Les attaquants tels que McCree et Soldat : 76 sont les plus à même de profiter de toutes les capacités de Reinhardt: protection derrière la barrière, et follow-up safe sur les charges et les ultimes de l’allemand. On retiendra aussi l’énorme potentiel de combinaisons d’ultimes que l’on peut réaliser avec Reinhardt, avec notamment Zarya, Pharah, ou encore Faucheur.
En matière de counters, Reinhardt est plutôt faible contre Bastion, qui fera tomber sa barrière en 5 secondes chrono, mais le cas le plus fréquent de contre sera Chopper, qui peut également réduire la barrière en poussière rapidement, mais qui fait office de menace permanente à cause de son grab, qui est bien souvent synonyme de mort pour un Reinhardt. Dans le genre ennuyeux, Winston l’est tout autant, dans le sens où ce dernier vous fait des dégâts à travers le shield avec son arme, et sur un combat à rallonge ça devient très vite agaçant, surtout que le bougre aura tendance à sauter partout, aller chercher la backlane en sautant par-dessus vous. Dans l’optique où vous vous devez aussi de protéger vos soigneurs, vous serez souvent forcer d’aller chercher ce singe, et de laisser tomber la protection devant, mais sans soins vous tomberez rapidement…bref Winston est difficile à gérer en tant que Reinhardt. L’autre pick ennuyeux est bien entendu Pharah, qu’il vous sera impossible de tuer à vous seul, sauf si elle ne sait pas voler ou que vous êtes bon au tir au pigeon avec la Frappe de Feu.

Voilà, on achève ici cet article assez massif sur le bon Reinhardt, j’espère que cela vous aura été utile et que vous aurez appris des choses! Je tiens à remercier Troma, l’un des coéquipiers d’Alphacast qui est un excellent Reinhardt, dont bon nombre des conseils que j’ai évoqué ici viennent en partie de lui, ce sont des tips qu’il donne souvent sur le stream d’Alpha, et qui sont précieux pour s’améliorer avec Reinhardt.

A très bientôt, et bonne chance dans vos parties classées!

Overwatch – Être efficace avec Lúcio en ranked

Overwatch – Être efficace avec Lúcio en ranked

NB: Article réalisé à la sortie de la saison compétitive n°2.

Salut la compagnie!

J’ai fait en plus de l’article écrit un podcast audio, sur lequel j’ajoute un peu des trucs en relisant l’article, si vous souhaitez m’écouter plutôt que de lire 🙂

Ça y est, la première saison compétitive d’Overwatch est terminée! Alors, ce fut surtout une saison de test, mais elle a permis de constater qu’entre les parties rapides et les parties classées, il y a un net fossé d’implication et de maîtrise si on commence à atteindre un rang convenable, en général au-dessus du rang 55 (en saison 1 en tout cas).

Une méta s’est également dessinée au cours du temps, notamment grâce à la scène compétitive naissante, imposant en grande majorité une équipe de deux héros faisant des dégâts, deux tanks, et deux supports / soigneurs. On voit également naître des compos 3 tanks/ 3 supports. Mais force est de constater que Lúcio a été extrêmement utilisé. Il est devenu rapidement indispensable, et bien que ce dernier a subi quelques changements pouvant nuire à son taux d’utilisation, il n’en reste pas moins une ressource intéressante, surtout pour les cartes KOTH (Ilios, Népal, Lijiang). Comme je vous l’ai dit dans mon article concernant la façon d’aborder les rankeds, il est de bon ton de savoir jouer un personnage par rôle, c’est pourquoi je vous propose une sorte de guide, ou en tout cas un truc qui s’y apparente, sur Lúcio, qui est de mon point de vue le héros de soutien le plus simple à appréhender, mais qui, bien joué, est un vrai plus dans n’importe quelle composition.

Étant donné que vous connaissez sans doute les capacités de Lúcio, je ne vais pas les récapituler, ce sera distillé dans mes explications.

Lúcio est un support relativement agressif, il est le métronome de l’équipe lorsqu’il est joué, et peut décider à lui seul du comportement à adopter pour votre équipe grâce à ses passifs de soin et de vitesse. Et c’est ce qui fait de lui un support simple à utiliser, car son soin est en zone, et appliqué passivement, ce qui fait que vous n’avez pas à gérer le heal individuel. Seulement en contrepartie, le soin apporté reste faible, et il faut savoir quand booster ce soin de zone dans les situations urgentes. La seule chose importante à retenir est que vos alliés doivent être sur votre ligne de vue pour recevoir le passif, et c’est la même chose pour le Mur du Son.

Là où Lúcio devient un personnage complexe, c’est en fait dans la façon de gérer justement ce Cross Fade. Les joueurs peu expérimentés auront tendance à rester en mode soin, tandis que ceux qui auront plus de vision de jeu et d’expérience sauront mieux alterner les deux modes. Par exemple, il n’est pas inutile de passer en mode vitesse, ne serai-ce que quelques secondes si vos coéquipiers sont full HP pour avoir un peu plus de mobilité. Ce mode est aussi très utile en début de round de KOTH. Si votre équipe n’est pas sur le point avant qu’il ne s’active, faites sonner un regroupement et booster tout le monde pour plonger sur le point ensemble.
Le Cross Fade de vitesse est aussi crucial pour éviter des ultimes adverses: se cacher d’une Autodestruction de D.Va ou d’un High Noon de McCree, se sortir de la pluie de missiles de Pharah, de la ligne de vue d’un Soldat:76 ou d’un Dragon d’Hanzo, sortir du Blizzard de Mei, etc. Le boost de vitesse est largement plus intéressant que celui de soin en cas d’ultime adverse. Couplé à son Mur du Son, un Lúcio peut endiguer n’importe quel ultime ennemi et aider au mieux ses alliés pour s’en tirer.

Tout ceci vient avec une certaine de vision de jeu à avoir, vous l’aurez compris. En ranked, mon point de vue avec Lúcio est d’aider mes alliés à lancer l’offensive, et de les extirper d’une mauvaise passe. Puisqu’en général la méta vous force plus ou moins à avoir deux supports, ce sera à l’autre de mettre plus de soin que moi, ce qui me permet d’avoir cet objectif en tête assez sereinement. Noté tout de même qu’en général, on reste bien souvent plus en mode soin que vitesse (c’est du 70-30, ça varie selon le mode je trouve).

Étant donné que les soins et buffs de vitesse de Lúcio sont passifs, vous devez en profiter pour être la sentinelle de votre équipe, afin d’anticiper tout danger ou offensive ennemi, et ne pas hésitez à lâcher de l’information dans le chat vocal (ou écrit, mais… meh…). Plus simplement vous devez avoir l’œil sur ce qui vous entoure, alliés comme ennemis, et toujours savoir si vos alliés possèdent leurs ultimes. De cette façon, grâce à votre vigilance, vous donnerez des opportunités supplémentaires à vos flankers, dps et tanks pour lancer la charge. A vous ensuite de faire en sorte qu’une action d’un de vos alliés soit suivie par le reste pour en tirer avantage.

Et je vais enchaîner sur ce qui me semble être l’intérêt principal de Lúcio en ranked, et surtout en soloQ, c’est de faire en sorte de coordonner les actions de votre équipe, les faire enchaîner, de sorte qu’un move solo, peut être raté, puisse être rattrapé en suivant derrière avec toute la baraque. De plus, Lúcio a tout comme Zenyatta cette capacité de temporiser et faire durer une attaque groupée en claquant le Mur du son pendant l’offensive (pour Ange si vous vous posez la question j’estime que la résurrection casse le rythme, mais ne fais pas durer l’attaque car l’ennemi peut se remettre en position très vite), voir de nullifier des ultimes adverses à son avantage. Le boost de vitesse et le Mur du son sont vos meilleurs outils de protection contre les ultimes, le premier peut être moins si la notion de repli n’est pas connue de vos alliés, mais le deuxième fait toujours le travail. Lúcio est un personnage qui même si ses capacités sont simples, reste difficile à utiliser si on ne l’appréhende pas de la bonne manière, mais on devient plus efficace en gagnant de la vision de jeu au fur et à mesure que l’on joue.

Enfin, pour en terminer sur notre DJ en lui-même, il faut reconnaître qu’il a une petite capacité de duel et il est agaçant de s’en débarrasser. Son arme est assez difficile à utiliser, on met très rarement une rafale de projectiles soniques entière sur la même personne, mais on fait en général un DPS de 30 à 60 points de dégâts avec. A côté le bump fait 25 points de dégâts. Couplé ça à vos soins et boosts de vitesse, tout en faisant du wallride, et vous devenez aussi chiant à tuer qu’une Tracer, en plus de faire perdre du temps à l’autre équipe. En tout cas, en duel face à un perso voir plus sans gap closer, vous êtes une plaie et pouvez largement temporiser jusqu’à l’arrivée de vos alliés. Et bien évidemment, le bump de Lúcio est un excellent choix sur des cartes à environnement favorable à la descente de vos adversaires dans des abysses, style Route 66, toutes les cartes KOTH, Eichenwalde et le pont devant le château…

Je pense avoir tout dit sur ce bon Lúcio, je vous remercie d’avoir lu jusqu’au bout cet article, j’essayerai sûrement de faire des guides du même style à chaque saison, pour 1 ou 2 héros.

Bon courage pour votre saison compétitive, que les dieux de la soloQ soit avec vous, et à très bientôt sur le blog et Overwatch!

Comment aborder les parties classées sur Overwatch?

Comment aborder les parties classées sur Overwatch?

NB : Article remis à jour au début de la saison 6

Bonjour à tous!

Depuis la fin du mois de juin 2016, le mode compétitif est arrivé, et a été pris d’assaut par les joueurs chevronnés et avides de compétition.

Alors, avant de rentrer dans le vif du sujet, je dois évidemment vous expliquer le fonctionnement de la ranked pour les plus néophytes:

  • Le mode compétitif consiste à vous mesurer, en 6 contre 6, à des adversaires de votre niveau (normalement) et de pouvoir vous classer selon un rang de 1 à 5000 (5000 étant le meilleur rang), que vous recevez après avoir fait 10 parties de placement.
  • Pour participer aux parties classées, vous devez au préalable avoir atteint le niveau 25, ce qui correspond à une bonne quinzaine d’heures de jeu. Une saison de parties classées a une durée calquée sur les vraies saisons, elles dureront en général deux mois et demi, avec une période de battement d’environ deux semaines entre deux saisons.
  • Contrairement aux parties rapides, les parties compétitives ont un fonctionnement particulier:
    • En mode Roi de la Colline : (Népal, Tour de Lijiang, Ilios Oasis), les parties se jouent en 2 rounds gagnants (donc 3 cartes au maximum, autrefois en 3 rounds gagnants avant la saison 6).
    • En mode Capture de Point : les deux équipes passent chacune en attaque et en défense. Chaque point pris vous donne un point. L’équipe qui obtient le plus de points l’emporte. Si les deux équipes sont à égalité, on rejoue une attaque/défense avec le temps qu’il restait à chaque équipe si elles sont arrivés au bout de la carte. Si une équipe ne parvient pas à récupérer un point avant a fin du temps, l’autre équipe devra seulement récupérer le point avec un meilleur pourcentage de capture (au minimum 33%). S’il y a égalité et que les équipes n’ont plus de temps, il y a match nul.
    • En mode Convoi : les deux équipes font l’attaque/défense. Celle qui amène le convoi le plus loin possible l’emporte. A noter: si la première équipe à attaquer n’a pas atteint le bout de la map, la seconde a juste à atteindre l’endroit où l’équipe précédente s’est arrêtée pour l’emporter. En cas d’égalité, si les deux équipes n’ont plus de temps, le match se solde par une égalité.
    • En mode Hybride : idem que les deux précédents.
    • IMPORTANT: Les doublons et plus d’un même héros sont impossibles en parties compétitives.
  • Après les parties de placement, à chaque fin de partie, votre rang est ajusté par rapport à la performance de votre équipe et la vôtre dans la partie.

Je vais vous donner quelques conseils généraux pour mieux vous débrouiller dans votre progression en mode compétitif.

Maîtriser les cartes

Vous allez sûrement avoir des personnages favoris sur Overwatch, mais il y a une chose que vous ne pouvez pas choisir : les cartes. Mémorisez les spots de heals est un point important et mourir le moins possible est capital. Regardez aussi les spots utiles pour les tourelles de Symmetra, Torbjörn ou Bastion et les différents chemins qui vous sont accessibles pour faire une attaque, mais aussi par lesquels les ennemis peuvent vous surprendre. Certaines cartes sont propices à l’utilisation de certains héros, par exemple les snipers sont plutôt forts sur les cartes Convoi, mais sont moins utiles en mode Roi de la Colline. Ainsi même si vous devez jouer sur un héros sur lequel vous n’êtes pas trop à l’aise, connaître la carte vous permettra de vous sortir de mauvaises situations.

Pouvoir répondre aux besoins de l’équipe

J’entends par là que, comme sur ce que j’ai pu dire sur les rankeds de League of Legends, vous devez être capable de jouer tous les rôles. Attention, je ne dis pas tous les héros, mais bien les rôles, c’est-à-dire Attaque, Défense, Tank et Soutien. Le minimum serait donc de savoir jouer au moins un héros par rôle, et plus dans le ou les rôles que vous préférez. Le but est de pouvoir s’adapter aux choix de l’équipe adverse pour pouvoir mieux les contrer, mais aussi à ceux de votre équipe, en apportant des dégâts, du soin, des options de flank (action de contourner l’adversaire pour le mettre en déroute) et adopter la méta adéquate. Pour donner un ordre d’idées, la composition idéale est deux héros qui font du dégâts, deux soigneurs et deux tanks, avec bien évidemment des variantes au cours de la partie, ou selon le degré d’agressivité et de pression que vous voulez appliquer.

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Ange est un des soutiens les plus appréciés dans le jeu, notamment pour son pouvoir de résurrection. Fan art de alexnegrea

Profiter du switch

Je vais insister sur ce point, le switch est une mécanique capitale dans Overwatch, le changement d’un seul héros dans une équipe peut parfois faire une très grande différence au cours d’une partie. Prenons deux exemples concrets, Tracer est un personnage de switch typique en cas de prolongations, car elle permet de continuer à contester le point le temps que votre équipe revienne à la charge. Ange est extrêmement utile dans ces conditions également grâce à sa Résurrection, permettant de gagner un temps énorme au lieu de faire tout le trajet pour revenir sur le point. Autrement, Symmetra est un personnage typiquement utilisé sur des points fixes en défense pour protéger des accès, mais surtout pour son téléporteur, extrêmement utile à l’équipe en défense pour revenir sur le point en vitesse. Si toutefois le point est capturé, le joueur prend souvent l’option de switcher sur un autre personnage, Symmetra devenant moins efficace sur des phases de Convoi ou sur les seconds points sur des cartes comme l’Usine Volskaya ou le Temple d’Anubis.

Il y a bien entendu de nombreux cas où le switch est intéressant, et c’est au fur et à mesure que vous jouez et que votre vision de jeu s’améliore que vous en ferez bonne usage. L’important est de ne pas trop attendre. Si vous jugez le switch nécessaire, faites-le, même si vous avez un ultime en réserve. N’hésitez pas d’ailleurs à conseiller vos alliés sur d’autre héros en cas de problème, ce qui me permet de rebondir sur le conseil suivant.

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Torbjörn est, comme Symmetra, très intéressant pour la défense de point fixe. Fan art de Scebiqu

Communiquer avec vos alliés

En plus de la roue d’interactions et du chat écrit, Overwatch propose également un chat vocal, qui est bien souvent trop peu utilisé entre les joueurs en solo, et trop souvent bien utilisé pour insulter ses pairs. Si vous ne jouez pas avec vos amis, tentez un maximum d’utiliser les moyens de communication à votre disposition, que ce soit pour signaler un ennemi qui flank, pour dire que votre ultime est prêt, demander des soins, suggérer un autre héros, conseillez vos alliés, les motiver, etc. Même si vous êtes en escouade, pensez si vous n’êtes pas à 6 à passer sur le channel général de l’équipe pour pouvoir parler au reste de l’équipe.

A cause de la limite de héros, il arrivera sûrement que l’un de vos alliés choisisse le vôtre. Dans cette situation, soyez beau joueur, ne commencez pas à vous cracher à la gueule dès le début du match. Jetez un coup d’œil à sa carrière et les statistiques qu’il a sur ce personnage. S’il le joue majoritairement, faites-lui confiance, et attendez que quelques minutes se soient écoulées pour lui demander de switch si ça tourne au vinaigre. Dites vous que si un de vos alliés switch, c’est soit parce que l’adversaire le contre trop bien, soit car il juge que l’équipe a besoin d’autre chose que son héros. Réfléchissez-y donc à deux fois avant de reprendre un héros abandonné par votre équipe.

Pensez également à parler en anglais, que ce soit en vocal ou à l’écrit, à moins que par chance votre équipe soit totalement française, sans quoi vous pourriez laisser à l’écart certains de vos alliés lors d’une attaque, et perdre inutilement de la force de frappe s’ils ne suivent pas. N’oubliez pas que certains personnages ont des noms différents en français et en anglais. Un petit rappel donc quand vous parlez des personnages:

  • Chacal (FR) = Junkrat (EN)
  • Fatale = Widowmaker
  • Ange = Mercy
  • Chopper = Roadhog
  • Faucheur = Reaper
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Genji est un des héros les plus difficiles à maîtriser du jeu, mais son ultime est très fort dans les mains d’un expert et dévastateur si couplé avec d’autres ultimes comme le Marteau Pilon de Reinhardt. Fan art de TsaoShin

Une ranked se joue en deux manches, rien n’est jamais perdu

La motivation est importante et il faut avoir un bon mental pour jouer en ranked. Comparé à d’autres FPS où perdre une première manche violemment est un mauvais présage pour la seconde, cela ne se vérifie pas du tout sur Overwatch. Sur certaines cartes, l’attaque est plutôt favorisée par rapport à la défense et inversement. Les cartes Convoi sont par exemple les plus dures à défendre, car une fois que plusieurs défenseurs ont été éliminés, l’attaque va tenter de désynchroniser au maximum la défense pour avancer le plus rapidement possible. La défense n’arrive plus à les arrêter et se fait alors rouler dessus. Au contraire, Hanamura est une carte extrêmement avantageuse pour la défense, et ce, sur les deux points de la carte. Tout est possible donc, les deux équipes peuvent toujours finir à égalité ; alors si vous sentez que vos alliés perdent confiance, motivez-les et forcez-les à se concentrer sur le jeu, plutôt que de rager dans le chat.

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Reinhardt est un personnage extrêmement populaire, pouvant encaisser une quantité astronomique de dégâts, utile dans n’importe quelle composition. Fan art de nakanoart

Terminons avec un dernier conseil, plutôt destiné aux plus néophytes des joueurs de FPS.

Ne vous précipitez pas

Je vais faire un nouveau parallèle avec LoL. Avoir un niveau d’anticipation et de vision de jeu globale dans ce jeu est crucial pour pouvoir jouer correctement avec son équipe, et cela prend vraiment beaucoup de temps, même après avoir atteint le niveau 30, et il est devenu beaucoup plus difficile de solo carry ces dernières saisons.Tout comme sur LoL, un joueur d’Overwatch qui joue avec son équipe et qui joue sur les conditions de victoire qu’on lui a donné sera plus enclin à remporter ses parties qu’un joueur jouant seul, en décalé par rapport à son équipe, n’apportant pas d’avantage en tuant des ennemis car l’équipe n’est pas là pour le soutenir.

Ainsi, prenez votre temps pour faire vos parties de placement, ne forcez pas si vous faites deux défaites à la chaîne, changez vous les idées en normale, apprenez surtout à savoir qui est autour de vous, qui est mort chez vous ou en face pour savoir quand reculer ou avancer sur la carte, et toujours garder un œil sur les ultimes de vos alliés pour lancer l’assaut au moment opportun.

Voilà, je crois que c’est à peu près tout pour ce que j’avais de plus important à dire pour se lancer en ranked et accroître au mieux ses chances de victoire. Si vous terminez vos parties de placement, vous obtiendrez un tag et une icône de la saison, ainsi que des points de compétition, qui vous permettront d’acquérir les armes dorées de vos personnages préférés!

Je verrai si je réaliserai également un article sur les façons de s’améliorer sur Overwatch en terme de mécaniques et de skill individuel, ici j’ai voulu insister surtout sur ce qui permet d’améliorer sa façon de jouer en ranked dans une équipe.

Merci à vous d’avoir lu jusqu’au bout cet article, n’hésitez pas à partager également vos conseils si vous voulez, ainsi qu’à partager l’article à vos amis joueurs d’Overwatch!

A la prochaine, sur le blog ou en jeu, héros!

Comment appréhender la nouvelle saison classée de League of Legends?

Comment appréhender la nouvelle saison classée de League of Legends?

Bien le bonjour tout le monde!

Ca y est! A l’heure où j’écris ces lignes, la 6e saison classée de League of Legends a débuté! Nouveau patch, nouveau système de sélections de champions, et pleins d’autres choses attendent les invocateurs. Et bien entendu, tout le monde espère faire de son mieux dans les games de placement et monter les divisions.

Mais avant de vous lancer, laissez moi vous donner quelques conseils pour que votre expérience des Rankeds soit la meilleure possible et vous aide à progresser. Bon certes, j’ai terminé en Silver, mais j’ai pas dépassé la soixantaine de games, et j’ai eu 70% de winrate sur cette année, ce qui n’est pas mauvais. En appliquant les quelques conseils que je vais donner ici, vous ne devriez pas avoir trop de mal à tenir ce score, jusqu’à stagner à votre meilleur niveau (Challenger, évidemment!).

Quand faire une partie classée?
Les parties classées supposent que vous soyez dans les meilleures dispositions pour faire votre partie. Donc évitez si possible de ranked si vous êtes fatigués, ou que vous sentez que vous allez seulement passer la game à flame; et faites plutôt de la normal draft, ça reste de l’entraînement. Ah et à moins d’être sadique, si votre soeur/frère télécharge la dernière série à la mode sur Netflix, évitez de ranked, ou à défaut, changer la clé wifi de votre box et gardez-là pour vous :p.

Avoir un minimum de polyvalence
Outre les onetrickponey, on peut croiser en ranked des joueurs qui s’obstinent à jouer un rôle particulier. Alors certes, la nouvelle file aide un peu ces types de joueurs, mais il faut faire face à toutes les situations. Assurez vous donc de savoir jouer au moins 3 ou 4 champions sur vos rôles de prédilections, et 2 pour les autres. Si vous faites de la ranked, ne vous donnez pas un handicap de base en jouant un champion que vous ne jouez pas d’habitude!

Savoir s’arrêter au bon moment
Il y aura surement des jours où…rien n’ira dans votre sens, où vous enchaînerez les défaites. Si vous sentez que ça se barre trop en cacahuètes, arrêtez vous dès que vous prenez deux défaites de suite! Continuer n’aura rien de bénéfique, vous serez déjà fatigué par vos deux parties précédentes, vous risquerez de flame vos mates pour la moindre action qui va de travers. Faites donc une pause, et regardez ce que vous avez fait pendant les games précédentes. Si vous avez LoLRecorder ou LSI, ce serai l’idéal. Regarder votre précédent match et essayez de comprendre ce qui ne s’est pas bien passé. Est-ce que votre phase de lane était mauvaise? Votre gestion des teamfights? Essayez de vous faire un résumé des actions qui ont eu un impact négatif sur votre game, et notez ce que vous avez à améliorer. Quand vous repartirez en classé ensuite, gardez en tête ces notes pour ne pas reproduire les mêmes erreurs.

Garder le moral de l’équipe
Si tout est bon de votre côté, le plus dur sera de garder une bonne ambiance dans votre équipe. Tout le monde est différent, et il se peut que certaines personnes pètent les plombs après un mauvais début de partie. Si vous sentez vos alliés décrocher, essayer de les réconforter, pour éviter qu’il parte en bad trip, histoire qu’il se dise que vous lui faites toujours confiance pour tenir sa lane.
Si le chat s’enflamme, dites leur d’arrêter de spam le chat et de se concentrer sur la partie. Si vous êtes bien dans votre partie, prenez le lead au niveau des décisions sur les objectifs, faites sentir à vos alliés que vous pouvez les carry, et ce, à n’importe quel rôle. Si vos calls sont bons, ils vous écouteront surement et feront moins d’erreurs via des moves en solo.

Jouez entre amis!
Et oui, profitez du nouveau système! La ranked reste un mode relativement stressant, et frustrant par moments. Jouer avec un (ou plusieurs maintenant!) ami(s) est idéal pour jouer de manière plus décontracté que d’habitude, et vous aurez moins de pression sur les épaules. Vous pouvez aussi mieux communiquer, bref, y a que du bon! Gardez seulement à l’esprit que d’autres personnes jouent avec vous si vous n’êtes pas 5, faites en sorte de les intégrer à vos rotations et prises d’objectifs, avant de vous demander: « WTF  pourquoi on était que 3 dans ce teamfight?! ». Et vous pouvez très bien vous retrouvez dans la situation inverse, alors ne faites pas ce que vous n’aimeriez pas que l’on vous fasse (tournure de phrase OP).

League of Legends est certes un jeu d’équipe, la victoire dépend aussi des capacités de chaque joueur sur le terrain. La ranked n’est pas un lieu d’expérience, mais un lieu d’approfondissement de vos compétences et de vos performances. Les gens qui réussissent à grimper dans le classement et à s’améliorer sont ceux qui savent apprendre de leurs erreurs. Jouer un champion en boucle ne suffit pas à se perfectionner, c’est la compréhension globale de votre rôle, de vos capacités et faiblesses qui vous permettront de gagner des parties.

Je vous souhaite une excellente saison 6, et bonne chance pour vos parties de placement!

Et vous, avez-vous des conseils aussi pour bien jouer en ranked? N’hésitez pas à partager votre point de vue, et à revenir sur la page même pour donner votre classement et score après vos parties de placement!

A la prochaine!